Plesséole : STOP au projet d’éoliennes à Plessé !

Reçu par mail.

Des citoyens qui s’étaient déjà impliqués dans les parcs éoliens citoyens Bégawatts et Isac-Watts ont décidé d’en impulser un sur notre belle commune, Plessé, en Loire-Atlantique. Derrière un discours « écolo » et soi-disant « citoyen » se cache une toute autre réalité que la plupart d’entre nous refusent encore de voir. Un éclaircissement s’impose :

Les industriels, de façon à pérenniser leurs marchés, doivent s’adapter à un discours écologiste, via le développement de concepts tels que le « développement durable » (un oxymore que nous dénoncions dans cet article). Manipuler la sémantique de l’écologie permet donc d’invisibiliser des processus industriels qui n’ont rien à voir avec les notions utilisées.

La mise en avant de l’énergie éolienne fait partie de ces processus. En effet, en s’intéressant de plus près à qui bénéficie et participe à l’implantation de sites d’éoliennes, nous nous retrouvons face aux mêmes acteurs faisant la promotion du nucléaire ou autres immondices industriels. Tout est prévu pour faciliter l’ouverture d’un marché financier juteux qui n’a rien à voir avec une recherche d’autonomie énergétique impliquant un minimum d’impact sur l’environnement. Il en est de même, hélas, pour les parcs dits « citoyens. »

Un impact destructeur sur les écosystèmes

Une éolienne, c’est entre 1 300 et 2 400 tonnes de béton armé (et les machines qui vont creuser les trous, broyer la terre, aplatir les sols, pulvériser des millions d’individus végétaux et d’insectes), un pylône en acier de 100 mètres et des pales gigantesques en plastique (non recyclable évidemment). L’éolien ce n’est pas de l’écologie, c’est de l’industrie. De plus, l’énergie produite par le futur parc sera envoyée directement dans le réseau national de RTE. Impossible alors pour les habitant·es de Plessé de savoir si l’énergie qu’iels consommeront vient réellement de leur joli parc éolien…

Aujourd’hui toute marchandise est « verte », « écologique », « durable »… L’écologisme ce sont de nouvelles entreprises, l’exploitation de nouvelles sources d’énergie, des entreprises de recyclage, des bâtiments aux nouvelles normes à construire, etc. Le développement durable ça rapporte. Les éoliennes, les panneaux solaires, les banques éthiques… autant de nouvelles perspectives de profit. De plus, le discours écolo vient à point pour faire passer des augmentations des taxes et autres ponctions sur les salaires, etc. Quoi de mieux que de se servir de réels problèmes pour faire augmenter le taux d’exploitation ? Vive le capital (sic) !

Idéologie écologique

L’écologisme n’est pas quelque chose de nouveau mais en quelques décennies c’est devenu le centre de campagnes de plus en plus envahissantes. Toutes sortes de colloques, conférences, sommets, tous les rouages de l’État se mobilisent pour nous embrigader dans ces campagnes.

Mais les réponses de l’État sont aussi idiotes qu’assassines. Halte à la croissance, pour la décroissance, et la croissance « durable ». C’est oublier que tout capital ne survit qu’en s’accroissant, en se reproduisant de façon élargie et en n’obéissant qu’à son profit immédiat !

Vers la non-remise en cause de notre Système

De plus, il est demandé à des communes peu consommatrices d’énergie (les sites d’implantation d’éoliennes sont habituellement en milieu rural) de subir les excès des zones urbaines saturées. Nous n’allons donc pas dans le sens d’une remise en cause de notre façon de consommer mais bien dans une course sans fin à la conquête de nouvelles ressources jusqu’alors laissées intactes. Proposer une énergie « 100% renouvelable d’ici 2050 » est le rêve de tous les industriels du Système capitaliste actuel.

Il s’agit donc toujours de préserver le capital, son développement, sa capacité à faire du profit. Il nous faut cesser de croire qu’il pourrait être efficace de mettre des pansements sur un corps pourri à la base. De cette façon, nous ne touchons jamais à la racine du problème. Des pansements tel que le « recyclage » ou les énergies « renouvelables » ne changeront rien, au contraire. La saloperie continuera à s’entasser ! Les armes continueront à être produites pour mener la guerre du profit !

Au lieu d’arrêter cet engrenage, nous y apportons sans cesse un peu plus de graisse, encore et encore. Mais cette graisse est « verte », « écologique » et « durable ». Capitalisme à visage humain, économie verte, commerce équitable… tous les termes sont bons pour nous faire croire à un capitalisme bio-éthique à développement durable ! Faire durer le système et que le profit qu’il en tire soit durable ! Voilà bien le seul mobile de toutes ces campagnes moralisantes.

Pendant des siècles, la bourgeoisie nous a fait bouffer du progrès à toutes les sauces sous les auspices de la déesse Science. Le capital a développé la camelote à tout va. Aujourd’hui, les politiques nous répètent que notre confort coûte cher et ils nous gavent de sciences du recyclage, du souci d’économie de l’énergie, de sauvegarde de la planète, de développement durable, de simplicité volontaire, etc. Le capital veut laver plus blanc que blanc. Sous le goupillon de l’écologisme, l’humanitaire et de l’éthique, tout pourrait retrouver un sens moral pourvu qu’on y mette un peu du nôtre. La bourgeoisie ne cherche qu’à se blanchir de ses guerres et de sa responsabilité d’avoir conduit le monde à la catastrophe.

L’État se fait écologiste parce qu’il ne peut pas nier la catastrophe générale et qu’il doit mettre en place des chicanes afin d’éviter que tout n’explose — et notre colère en premier.

Mais alors que faire ?

Allons à la racine des choses : il faut détruire le capitalisme. Battons-nous ensemble pour sa destruction. Cette « solution » de l’éolien et du renouvelable est capitaliste. Elle ne résout rien du tout. Elle s’oppose même à notre lutte collective. Soyons ensemble car il n’y a pas de solutions individuelles.

NON à celleux qui espèrent créer un monde meilleur en s’enfermant dans une entreprise « durable », « éthique » et « bio » ! NON au comportement de l’autruche qui met sa tête dans le sable et ne veut pas voir dans quelle merde elle vit !


Des habitant·es de Plessé qui refusent de se cacher derrière des solutions qui n’en sont pas et qui nous divisent.

Photo : le site d’implantation du futur parc éolien Plesséole…