[Contrôle Social] Parlez-vous « Macron » ?

Parlez-vous Macron

Nous publions cet article pour étudier une forme de contrôle social dont notre langage a fait l’objet à partir des années 1980. Il s’agit de la volonté, de la part du management et des politiques au pouvoir, de mettre en place un « langage commun » au sein de l’entreprise et, in fine, au sein même de la société civile. En conclusion de cet article, nous apporterons quelques idées pour lutter contre le capitalisme, et « créer » des cerveaux disponibles pour la Révolution en puisant dans les richesses de nos intelligences collectives.

La réalité est ce que nous tenons pour « vrai »

Ce que nous tenons pour « vrai » est ce que nous croyons. Or ce que nous croyons prend appui sur nos perceptions et sur notre langage. Lorsque nous pensons, nous n’inventons pas de mots, nous puisons dans notre langage les mots qui nous servent à penser. Mais lorsque ces mots n’existent plus, lorsqu’ils sont volés, transformés par le pouvoir ultralibéral, comment savoir si ce que nous pensons est « vrai » ?
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« Le Maître & Marguerite », ou comment nos sociétés diaboliques tentent de nous empêcher de nous mettre en mouvement ?

Le Maître et Marguerite

Hier soir était un soir particulier. Nous avions rendez-vous au théâtre où l’on jouait Le Maître et Marguerite, une œuvre dissidente de Mikhaïl Boulgakov. Manuscrit commencé en 1928, brûlé, censuré, laissé inachevé jusqu’en 1940 à la mort de son auteur puis publié pour la première fois en 1973 : Le Maître et Marguerite est un véritable manifeste pour la liberté de penser, écrit en pleine dictature Stalinienne. À la fois conte fantastique, satire politique et histoire d’amour, ce chef-d’œuvre de la littérature russe du XXe siècle entrelace trois questions.

Premièrement, un appel à la dissidence, à l’excentricité, où l’on découvre le Diable, débarqué dans le Moscou des années 1930 sous le nom de Woland, personnage hypocrite et rusé, mais qui peut être aussi noble et généreux. Le nom Woland n’est pas russe. C’est une variante du nom du démon dans le Faust de Goethe : le chevalier Volant. Woland est venu bousculer le conformisme soviétique :

— Qui es-tu donc à la fin ?
— Je suis une partie de cette force qui, éternellement, veut le mal, et qui, éternellement, accomplit le bien. »
(Goethe, Faust).

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Réflexions sur l’Antispécisme

Die grossen blauen Pferde

Je soutiens qu’il ne peut y avoir aucune raison – hormis le désir égoïste de préserver les privilèges du groupe exploiteur – de refuser d’étendre le principe fondamental d’égalité de considération des intérêts aux membres des autres espèces.

— Peter Singer, in « Animal Liberation » (1975).

Je trouve que l’argumentaire rationnel des spécistes est bien pauvre en vérité. Ils ne s’embarrassent que rarement de trouver des arguments pour faire valoir leur « vérité » et ils s’occupent peu d’examiner les arguments des antispécistes. Pour eux, le fait de faire de l’élevage — de maintenir des animaux dans un état de servitude comme de simples outils que l’on jette et remplace une fois qu’ils ne fonctionnent plus — se passe de justifications. Leur seule réponse qu’ils connaissent est : « C’est comme ça, nous avons besoin de manger de la viande. Point final. » Pourquoi maintenir cet état de servitude ? Parce que. Parce que l’immense majorité des humains fait partie des oppresseurs. C’est ce caractère « évident » qui est l’obstacle principal auquel se confronte l’antispéciste.

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[B.D] « Doigts d’honneur » : Un livre contre l’oubli et l’indifférence

Doigts d'honneurJuin 2013, au Caire. Deux ans après la chute de Muhammad Hosnī Mubārak, l’Egypte redescend dans la rue pour demander le départ de Mohamed Morsi Issa al-Ayyat, président récemment élu. Basé sur des faits réels recensés par Amnesty International, Doigts d’honneur raconte la sordide histoire d’Azza Suleiman, la « fille au soutien-gorge bleu », et de toutes les autres, victimes de l’éternelle violence des Hommes.
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[Analyse] Contre toutes les guerres, contre tous les gouvernements : comprendre la « guerre » USA-Iran

Against All Wars, Against All Governments

Via CrimeThInc.

Après la frappe aérienne américaine qui a tué le général iranien Qasem Soleimani le 3 janvier 2020 et les frappes de missiles iraniens contre les positions américaines en Irak le 7 janvier 2020, il y a eu des inquiétudes considérable quant à l’escalade de conflits, provocations ou de guerre entre les États-Unis et l’Iran.

Dans un écosystème médiatique principalement alimenté par la peur et l’indignation, les mauvaises nouvelles se propagent rapidement et les pires interprétations des nouvelles se propagent le plus rapidement. Pour notre part, nous nous attendons à ce que la guerre s’intensifie, mais qu’elle prenne une forme plus diffuse que le type de guerre conventionnelle que la plupart des gens attendent.

En tant qu’ennemi·e·s déclaré·e·s de la guerre et de la tyrannie, nous pensons qu’il est important d’élaborer une stratégie en conséquence.

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« Nuits Polychromes » – poèmes en calligrammes à Notre-Dame des Landes

Nuits polychromes - ZEKA (2017 - 2018)

Aux enfants sauvages,
aux radiCAux aBsolus du langage,
à celles et ceux qui pensent par des images.

Ce petit livre a été écrit sous le pseudonyme de Callegari Ben-Jirâ, entre mars 2017 et avril 2018, à la Chèvrerie, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Nuits polychromes est un recueil de poèmes politiques, philosophiques et de jeux littéraires enrichi de nombreux calligrammes. L’idée de cet ouvrage était de compiler mes pensées du moment sous une forme poétique et créative, à une époque où le climat sur la ZAD était si délétère qu’il me devenait difficile de communiquer autrement que par les images. Connaissant le pouvoir des mots — et le pouvoir de celles et ceux qui « savent » les utiliser —, j’ai préféré utiliser le dessin et la poésie pour transmettre mes pensées.

Belles lectures ! Téléchargez, imprimez, faites passer et faites tourner !

icon pdf Nuits polychromes
(PDF – 3,9 Mo)

Note :
Pour une version papier (auto-éditée), il me reste quelques exemplaires. N’hésitez pas à demander depuis la page contact.

[Justice] Comment contester une contravention pour participation à une manifestation interdite ?

Je n'ai pas peur de vos nuées je suis oiseau

Le procédé qui suit a été élaboré à Bordeaux par un avocat engagé dans la lutte des Gilets Jaunes. Cette contestation est basée uniquement sur le droit pénal. À aucun moment elle ne tend à prouver que la personne amendée ne participait pas à la manifestation.

Ce document veut démontrer qu’aucunes des conditions prévues par le Code Pénal n’étant réunies pour fonder l’interdiction de manifestation sur la voie publique, l’amende contraventionnelle de 135,00 € s’en trouve parfaitement inapplicable, en vertu des dispositions des articles de ce même Code Pénal.

C‘est également un acte politique afin de rétablir le droit, aujourd’hui bafoué, de manifester et de revendiquer ses opinions dans l’espace public.

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Écrire aux détenu·es

Vies confisquées entre clôtures et quadrillages

Vies confisquées entre clôtures & quadrillages

Le système pénitentiaire est une chose infernale, où survivre, chercher à conserver sa dignité, est un combat de tous les jours. Car ce n’est pas du temps que l’on nous prend, c’est de la vie ! La vie confisquée devient alors la propriété du code pénal et des juges. Quant au temps, celui du calendrier n’est pas le temps vécu en prison : faire son temps, tuer le temps, c’est survivre dans un temps perdu pour l’existence.

Et les personnes emprisonnées sont seul·es, face à des équipes qui se relaient jour après jour, pendant des mois… et des années. C’est une politique menée pour détruire la personne qui est entrée en prison, quel que soit son chef d’inculpation.

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Délit de solidarité : le guide

Délit de solidarité : le guideLe collectif Délinquants solidaires, dans lequel La Cimade est très impliquée, a publié un guide sur le délit de solidarité. Un outil indispensable pour se mobiliser en solidarité ! À diffuser sans modération.

Le collectif Délinquants solidaires regroupe une soixantaine d’organisations et de collectifs engagés avec les personnes exilées à différents niveaux : accès aux droits, soutien juridique, mise à l’abri, plaidoyer, sensibilisation, aide humanitaire, etc. Iels sont engagé·es contre le « délit de solidarité » et la criminalisation croissante des actions de solidarité en France.

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[Publication] À travers // numéro 2 (Janvier 2020)

Creuser les murs Brûler les frontières

À travers est un petit journal contre les frontières. Il est distribué librement sur Internet et dans la rue.

Ici comme ailleurs, les actes de résistance et de révolte face à ce monde de frontières ne manquent pas ! Nous sommes solidaires de ces actes et souhaitons partager quelques-unes de ces histoires de solidarité et d’insoumission, mais aussi raconter comment se concrétisent les frontières au quotidien. »

Au sommaire de ce second numéro :

Un recensement chronologique de plusieurs actions menées en 2019 contre la construction d’une prison pour étranger.e.s à Laval (Québec), des brèves qui racontent des actes de résistance (dont celui des goëlands anti-drones à Paris) et quelques textes sur des technologies qui renforcent les frontières. Bonnes lectures !

icon pdf Télécharger : À Travers N°2
(PDF – 600 Ko)

The other « Sides » of Honk Kong

Cerberus SIDES canon à eau antiémeutes répression Honk Kong

La SIDES, l’entreprise nazairienne spécialisée dans les véhicules incendie avait frôlé le crash en 2017. Reprise par le groupe Armoric en 2018, elle enregistre la même année un contrat de 25 M€ avec l’armée française ! Si le contrat est officiel, la SIDES demeure cependant très discrète sur sa livraison à Hong Kong de trois véhicules anti-émeute équipés de canons à eau.

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Chile : el oasis seco ~ Luis Sepulveda

Chili, l’oasis asséchée

Santiago de Chile, 19/12/19 (Ricardo Moraes)
Santiago de Chile, 19/12/19 (Ricardo Moraes).

C’était début octobre, quelques semaines à peine avant l’explosion sociale qui secoue le Chili dans toute la longueur de son étrange géographie. Une explosion qui, à la fin novembre, s’était traduite par plus de vingt morts, des centaines de mutilés, des milliers de blessés, un nombre indéterminé de détenus, des actes de torture, des agressions sexuelles et d’innombrables atrocités commises par la police et les forces armées. Juste avant ce basculement, le président chilien Sebastián Piñera s’était exprimé sur les convulsions qui balayaient le reste de la région. Il avait alors présenté le Chili comme une « oasis » de paix et de tranquillité au milieu de la tempête.

Ce n’était pas la présence d’une eau particulièrement douce, ni de palmiers au feuillage exubérant, qui caractérisait cette « oasis », mais les barrières apparemment infranchissables qui la ceinturaient. Les Chiliens se trouvaient du bon côté de cette clôture, forgée dans un alliage singulier : économie néolibérale, absence de droits civils et répression. Les trois métaux les plus vils.

Jusqu’à ce que la foule noircisse les rues chiliennes ces dernières semaines, les économistes et les dirigeants politiques qui s’accrochent au credo « moins d’État, plus de liberté d’entreprendre » comme à une bouée expliquaient qu’un miracle s’était produit au Chili. Presque par génération spontanée. De ce miracle, ils lisaient la preuve irréfutable dans les chiffres de la croissance et dans des statistiques économiques applaudies par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

Mais ce petit paradis austral n’existait pas pour l’ensemble de la population. Il ignorait tout de détails apparemment aussi subjectifs que le droit à un salaire juste, à des retraites décentes, à une éducation publique de qualité, à un système de santé digne de ce nom. Il ne s’intéressait guère au droit des citoyens à décider de leur sort, au lieu d’être relégués à la seule fonction de déglutir les chiffres macroéconomiques dont le pouvoir s’emploie à les gaver.

Le 11 septembre 1973, un coup d’État emportait la démocratie chilienne (1). Une dictature brutale s’installait à Santiago, où elle se maintiendrait pendant seize années. Non pour restaurer un ordre menacé, ou pour sauver la patrie de la menace communiste : le projet qui a motivé le coup d’État était de mettre en œuvre les préceptes des gourous du néolibéralisme, emmenés par Milton Friedman et l’école de Chicago. Il s’agissait d’instaurer un modèle économique d’un type nouveau, lequel engendrerait à son tour un nouveau type de société. Un monde contraint au silence, où la précarité serait la norme et l’absence de droits la règle. Un monde où les fusils se chargeraient d’assurer la paix sociale.

La dictature civico-militaire a atteint ses objectifs. Elle les a inscrits dans une Constitution dont le texte consacre le modèle économique instauré par la force et l’érige en définition du pays. Aucune autre nation latino-américaine ne s’est dotée d’une boussole aussi fidèlement alignée sur le bien-être d’une minorité, au mépris du reste de la population.

Avec le « retour de la démocratie », ou, pour mieux dire, la « transition chilienne vers la démocratie », à partir de 1990, les règles du jeu n’évoluent pas. La Constitution de la dictature est retouchée sans qu’on en modifie l’essentiel. Tous les gouvernements de centre gauche et de droite qui se succèdent s’emploient à maintenir le sacro-saint modèle économique, cependant que la précarité gangrène des pans de plus en plus vastes de la société.

Si, lors d’un repas, vous avez deux personnes et deux gâteaux, d’un point de vue statistique, la consommation est d’un gâteau par personne. Même si l’une des deux mange tout, sans rien laisser à l’autre. Voilà le tour de passe-passe qui permet au Chili de présenter son modèle comme une réussite : pas vraiment une dictature, pas vraiment une démocratie, il assure sa survie grâce à la répression et à la peur.

L’un des hommes les plus riches du monde, M. Julio Ponce Lerou, ancien gendre du dictateur Augusto Pinochet et héritier, par ordre du général, d’un empire économique bâti en dépouillant les Chiliens de ce qui leur appartenait, a versé d’immenses sommes d’argent à la majorité des sénateurs, des députés et des ministres afin qu’ils poursuivent servilement les privatisations. Lorsque la société l’a découvert, l’État a répondu en deux temps : il a suggéré que critiquer ces faits revenait à mettre fin au « miracle chilien » ; il a organisé la répression des manifestants.

Au Chili, l’eau appartient à une poignée de multinationales. Toute l’eau. Celle des rivières, des lacs, des glaciers. Lorsque des gens sont descendus dans la rue pour protester contre cette situation, l’État a engagé le seul dialogue qu’il tolère : celui qui répond aux revendications populaires par des coups de matraque.

Même chose lorsque la société s’est mobilisée pour défendre le patrimoine naturel menacé par les transnationales de la production d’électricité ; lorsque les lycéens ont exigé une éducation publique de qualité, libérée du monopole du marché ; ou lorsqu’une grande partie du pays a pris la défense du peuple mapuche, systématiquement opprimé. Chaque fois, l’État a eu la même réponse : réprimer et affirmer que les protestataires menaçaient le miracle économique chilien.

La paix de l’oasis chilienne n’a pas volé en éclats à cause d’une simple hausse du prix du ticket de métro à Santiago.

Elle a été rongée par les injustices commises au nom des statistiques macroéconomiques. Par l’insolence de ministres qui conseillent aux gens de se lever plus tôt pour économiser sur le coût des transports en commun (2) ; qui, face à la hausse du prix du pain, recommandent d’acheter des fleurs parce qu’elles, au moins, n’ont pas augmenté ; qui invitent à organiser des soirées bingo dans l’espoir de récolter des fonds pour réparer la toiture de ces écoles que la première ondée inonde.

La paix de l’oasis chilienne a volé en éclats parce qu’il n’y a rien de juste dans le fait de terminer ses études universitaires lesté d’un fardeau de dettes qu’il faudra quinze ou vingt ans pour rembourser.

La paix de l’oasis chilienne a volé en éclats parce que le système des retraites se trouve aux mains d’entreprises vampires, qui investissent les fonds qu’elles récoltent sur les marchés spéculatifs et font payer les pertes qu’elles enregistrent aux retraités, ces petites gens auxquels elles versent des pensions de misère, calculées sur la base d’une évaluation morbide du nombre d’années qu’il leur reste à vivre.
La paix de l’oasis chilienne a volé en éclats parce que, au moment de choisir la société qui gérera son compte de capitalisation pour la retraite, le travailleur, l’ouvrier, le petit patron doit avoir à l’esprit cette mise en garde des autorités : « La plus grande partie de ta retraite dépendra de l’intelligence dont tu auras fait preuve en plaçant ton épargne sur les marchés financiers. »

La paix de l’oasis chilienne a volé en éclats parce qu’une majorité de gens ont commencé à dire « non » à la précarité et se sont lancés à la reconquête des droits qu’ils avaient perdus.

Il n’existe pas de rébellion plus juste et plus démocratique que celle qui secoue le Chili.

Les manifestants exigent une nouvelle Constitution, qui représente l’ensemble de la nation, dans toute sa diversité.

Ils exigent qu’on revienne sur la privatisation de l’eau et de la mer.
Ils exigent le droit d’exister, et d’être considérés comme les sujets actifs du développement du pays.

Ils exigent d’être traités comme des citoyens, pas comme la portion congrue d’un modèle économique condamné à l’échec par son inhumanité.
Il n’existe pas de rébellion plus juste et plus démocratique que celle qui secoue le Chili.

Et il n’existe pas de répression, si dure et criminelle soit-elle, qui puisse entraver un peuple qui se lève.

Luis SEPULVEDA, El Diplo.org

[Update] Guide de Protection Numérique

Informer les gens sur les problématiques de protection numérique est essentiel

Guide Protection Numérique

Le 25 août dernier, Zeka publiait sur ce blog un document intitulé Guide de Protection Numérique, regroupant l’ensemble des supports de formation de Nothing2hide et nos propres recommandations.

Nothing2hide est un collectif qui anime des formations autour de la sécurité numérique en école de journalisme, auprès des professionnels en exercice et auprès des défenseurs des droits humains.

Dans sa version antérieure, ce document nous a semblé trop simpliste pour un utilisateur expérimenté, et trop complexe pour un néophyte. Cette nouvelle version, vulgarisée et remaniée, tente d’approcher les problèmes du bon côté, en expliquant les enjeux de la protection numérique.

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De nombreux lycées bloqués partout en France

Un policier attaque des lycéens à Lyon

Bonjour à vous, qui êtes enfants, qui avez des enfants, qui vivez avec des enfants, qui vous occupez d’enfants, qui avez des ami.e.s enfants, qui avez été enfants !

Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Melun, Paris, Tourcoing, Nouvion (Somme), Le Thor (Vaucluse), Lyon, Créteil, Poitiers, Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), Tonnerre (Yonne), les blocages des lycées continuent et les échauffourées entre lycéen.ne.s et flics aussi. À Grenoble, 7 lycées ont été bloqués la semaine passée. Il en est de même à Nîmes, Nantes, Montpellier, Lille et Caen. Dans l’Oise, la préfecture a décidé la fermeture de 17 lycées sur les 35 que compte le département, après un jeudi mouvementé.

Réforme après réforme, le système scolaire se complaît dans son apparente inefficacité. Il est temps de se poser sérieusement la question de son véritable but.

L’instruction et l’éducation sont des notions propres aux valeurs de notre nation. L’École de la République ne sert qu’une seule chose : transformer les étudiants en de bons citoyens dociles et respectueux des valeurs d’ordre et de sécurité de l’État. Elle aspire seulement à créer un peuple qui obéit, qui se vend sur le marché du travail comme une prostituée du savoir.

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