[Film] Je lutte donc je suis (version longue)

Affiche du film Je lutte donc je suis Quelques mots pour vivre debout, parce que rester assis, c’est se mettre à genoux. Une brise marine, souriante et solidaire, de Barcelone à Athènes et d’Andalousie en Crète, qui repousse les nuages du pessimisme. Un voyage palpitant en musique, d’un bout à l’autre de la Méditerranée, en terres de luttes et d’utopie.

Voir le film Je lutte donc je suis (version longue – 1h45)

Alliances Extrêmes chez les Anti-Systèmes

La Grande Banderolerie

Ce petit guide de l’esprit critique est un document controverse, mais c’est avant tout un travail de conscience et d’histoire. Les textes qui suivent sont le fruit d’un profond travail d’analyse et de recoupements d’informations. À aucun moment nous n’avons souhaité embrasser une cause plus qu’une autre. Nous avons simplement cessé d’écouter les défenseurs et les détracteurs de telle ou telle idéologie pour nous concentrer sur la recherche de la source de l’information : qui la transmet et à quelle fin ?

À chaque fois, notre unique objectif fut de découvrir l’origine des messages en ne basant notre réflexion que sur les faits, plutôt que sur des croyances, ou sur ce que nous jugions comme étant « vrai » ou sur une pensée qui allait dans le sens de la nôtre. De plus, une étude approfondie et passionnée de notre histoire commune, au travers des écrits de Walter Lippmann, Lewis Mumford ou encore Jean-Philippe Salazar, nous a permit de comprendre les mécanismes de la propagande, si forte dans certains réseaux. Comprendre le fonctionnement de la propagande permet de s’en prémunir, voire de la détruire.

Alliances Extrêmes chez les anti-systèmes est une liste non exhaustive de ce que chacun pourra constater et vérifier de lui-même. Puissiez-vous y trouver des réponses à vos questions. Initialement commencé en 2013, ce document fait parfois référence à des personnalités disparues de la scène médiatico-politique, ou à des groupuscules aujourd’hui dissous. Cependant, ce document demeure intemporel et est toujours d’actualité. Hélas.

En illustration : panneau réalisé à l’occasion de la Grande Banderolerie de Nantes et accroché devant l’ex-local du Front National.

Histoire du kopimisme

Kopimi rainbow logo

Le kopimisme est défini comme une croyance philosophique selon laquelle toutes les informations doivent être distribuées librement et qu’aucun monopole sur la connaissance ne doit jamais persister, surtout pas via une régulation étatique ni par les lois sur les droits d’auteur, la réglementation de la propriété intellectuelle ou autre. Le mouvement est une sortie du mouvement de la culture libre. Il existe en grande partie comme un phénomène Internet et est étroitement lié au parti politique suédois : le Parti pirate  1. Cependant, l’idéologie a été officiellement reconnue en Suède comme une religion, bien qu’elle ne comporte aucune divinité et ne comporte aucun dogme théologique.

Continuer la lecture de « Histoire du kopimisme »

  1. « Le Parti Pirate est un mouvement politique international ralliant celles et ceux qui aspirent à une société capable de partager les savoirs culturels et scientifiques de l’humanité ; protéger l’égalité des droits des citoyens grâce des institutions humaines et transparentes ; défendre les libertés fondamentales sur Internet comme dans la vie quotidienne. Extrait de la présentation du Parti Pirate sur leur site https://partipirate.org/ »

La Bouillabaise

La Bouillabaise n’est pas une recette de poisson dont on aurait mal orthographié le nom. C’est un poème anarchiste rédigé le 14 Juillet 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française. Ouvertement anti-républicain, il s’agit d’une parodie en argot de La Marseillaise… Initialement diffusée dans un cercle privé, La Bouillabaise a été publiée et déclamée lors du couronnement d’un tout petit président de rien du tout, en 2007. Toujours d’actualité, chantez-là fièrement et sans modération lors de toutes manifestations politiques !

Refrain :
Aux flingues, les michetons !
Foutez-vous en pacsons !
Archons, archons !
Qu’le résineux dégouline sur nos blés !
Continuer la lecture de « La Bouillabaise »

Des Arbres et Nous

Forêt de pins et lumière du soleil levant

 

Comprendre la forêt selon sa vraie Nature est la chose la plus importante pour que continue de vivre l’harmonie qui existe entre l’Arbre et l’être humain. Quoique l’espérance de vie des humain·e·s demeure rigoureusement moindre en comparaison de nos voisins sylvestres, l’architecture et la vie des arbres sont similaires à celles des humain·e·s en de nombreux aspects. De la graine à l’arbre, la notion de patience est primordiale.

« L’arbre est un artiste de la lenteur », expliquait Ernst Zürcher, professeur et chercheur en chronobiologie à la Haute École bernoise. Dès sa première année, une graine donnera naissance à un arbrisseau d’une quinzaine de centimètres tout au plus. Il lui faudra trente, quarante ou cinquante ans pour grandir et arriver en phase de maturité. Alors, il pourra créer ses fleurs ou ses fruits. Tel l’humain·e, à ce stade de jeunesse succède une période de maturité, suivi d’un très long épisode d’âge adulte durant lequel il prendra de l’ampleur et où il sera capable de se multiplier, d’essaimer et d’être extrêmement généreux avec sa descendance.

Continuer la lecture de « Des Arbres et Nous »

La dimension Sociale de l’art : Tactique d’Opposition Politique !

Graffiti Artiste encagé © ZeKDe récentes études sur la condition humaine attestent d’un malaise général, qui s’accroît avec le développement des sociétés contemporaines. Face à l’aliénation des temps présents, il reste l’espoir. Et l’Art peut être source d’espérance. Ce texte n’a pas pour vocation de réécrire l’histoire de l’Art, mais de présenter une théorie au sujet de la naissance de « résistances artistiques », face aux aberrations de notre monde contemporain.

Continuer la lecture de « La dimension Sociale de l’art : Tactique d’Opposition Politique ! »

Travail… Prison… Travail !

Prisons HLM

Tout récemment, une conseillère de l’agence française pour l’emploi me harcelait de questions au sujet de mon avenir, trop incertain semblait-il à son goût : « vous êtes graphiste, indépendant, certes mais est-ce que vous comptez retravailler un jour, avoir un vrai métier, gagner de l’argent ? » Le laïus habituel propre aux acharnés zélés manœuvriers et autres bosseurs négriers.

« Ce que je comprends mademoiselle, lui répondis-je, c’est que je travaille pour fabriquer des choses, rendre service, produire du “concret”, pour gagner de l’argent. Or cela n’est possible qu’en fonction de ce que les autres font aussi quand ils travaillent.

« Par conséquent, le travail ne peut pas être considéré comme une activité nécessaire, orientée vers un objectif, un but. Le travail ne peut être non plus un simple rapport social avec un chef d’entreprise qui m’emploie ou un client. Peu importe le cadre légal, juridique dans lequel le travail est accompli. Le travail est une chose abstraite car elle est dirigée en vue de produire des valeurs d’échange, dont l’existence et la quantité se prononcent en fonction des autres travaux.

« Vous souhaitez que je vous parle de l’utilité du travail ? Cela devient alors très ambigu, oserai-je prétendre que c’est une hallucination ? Oui, je le crois. Car le travail est une forme d’activité spéciale qui, tout en produisant un lien social spécifique, répartit les récompenses de façon systématique. La réalité de notre économie est que tout est pesé, jaugé pour sa forme marchande. Le travail est la source de tout ce qui s’attache aux marchandises : la valeur, et le moyen inévitable pour les acquérir.

« Ainsi en travaillant, je contribue, par mes activités à première vue sensées, à déployer un monde insensé qui me dépasse et m’englobe, sans même (avoir à) y songer… »

Un peu de lecture ?

Le droit à la paresse. Paul Lafargue, 1880.
Ni Dieu ni maître, Anthologie de l’anarchisme. Daniel Guérin, 1999.
L’art de voler Antonio Altarriba, 2011.

Madame Pôle-Emploi ne sachant quoi répondre, je l’ai gentiment remerciée et me suis dirigé vers la sortie. Dehors, un homme tendait la main pour recevoir l’aumône. Je me suis arrêté pour discuter quelques instants avec un ami.

Nadedja Tolokonnikova – Lettre de Mordovie

Free Pussy Riot

Toute personne n’ayant jamais fait l’expérience de la prison ne connaît rien de la Russie. » — Léon TOLSTOÏ

À la suite d’une « prière punk » dans une église orthodoxe, trois des membres du groupe punk Pussy Riot sont condamnées le 17 août 2012 (lors d’un procès en sorcellerie !) à deux ans d’emprisonnement en goulag 1 pour vandalisme et incitation à la haine religieuse. Nadejda Tolokonnikova purge, pour expier son célèbre et splendide blasphème, une peine de deux ans au camp de travail IK-14 en Mordovie (Volga), l’un des pires du régime totalitaire voulu par Vladimir Poutine, auto-proclamé « maître de toutes les Russies ». Ekaterina Samoutsevitch sera libérée en octobre 2012. Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina retrouvent la liberté en décembre 2013.

Le 23 septembre 2013, Nadejda Tolokonnikova entame une grève de la faim en même temps que paraît cette lettre, où elle en explique les raisons. Le 30 septembre, elle est transférée de son camp de travail forcé à l’hôpital et doit, pour raisons médicales, arrêter son jeûne. Le 18 octobre, « craignant pour [sa] vie », elle écrit une nouvelle lettre et reprend sa grève de la faim pour protester contre l’absence de réponse à ses revendications. Le 23 octobre, son mari annonce qu’elle a été transférée dans une prison de la république de Tchouvachie, à Alatyr, dans l’ouest de la Russie. Entre-temps, par solidarité avec son amie, la Pussy Riot Maria Alekhina annule sa demande de remise en liberté (Ekaterina Samoutsevitch, la troisième des Pussy Riot emprisonnées depuis mars 2012, a bénéficié d’une libération anticipée le 10 octobre 2012).

Pussy Riot logo

Ce lundi 23 septembre, j’entame une grève de la faim. C’est une méthode extrême, mais je suis absolument certaine que, dans la situation où je me trouve, c’est la seule solution.

La direction de la colonie pénitentiaire refuse de m’entendre. Mais je ne renoncerai pas à mes revendications, je n’ai pas l’intention de rester sans rien dire et de regarder sans protester les gens tomber d’épuisement, réduits en esclavage par les conditions de vie qui règnent dans la colonie. J’exige le respect des droits de l’homme dans la colonie, j’exige le respect des lois dans ce camp de Mordovie. J’exige que nous soyons traitées comme des êtres humains et non comme des esclaves.
Continuer la lecture de « Nadedja Tolokonnikova – Lettre de Mordovie »

  1. Contrairement aux idées véhiculées par les organes de propagande Russes à l’international (Sputnik News, Russia Today, etc.) et par quelques autres journaux partisans de l’hexagone (comme Le Figaro par exemple qui préfère parler de « colonies »), plusieurs ONG dont Amnesty International estiment à environ 800 000 hommes et femmes dans des camps de concentration travaux forcés en Russie. Prisonnières et prisonniers qui, dans une persistante tradition stalinienne, y sont réduits en esclavage.