J’imagine une forêt…

Klimt Arbre de Vie

Comment l’autorité peut-elle être exercée dans un mouvement qui rejette toute forme d’autorité ? « Quiconque n’est pas moi est un agent de répression qui s’exerce à mon égard », disait le graffiti — moins connu — de mai 68. Individualisme forcené, rendant presque impossible tout leadership et, finalement, le vivre ensemble. Car, bien que nos luttes soient contre le système d’autorité, pour que celles-ci ne soient point vaines il nous faut nous rassembler autour d’un « guide », une ligne directrice qui coordonnerait nos élans disparates et sauvages. Bien sûr, ce ne sera pas une personne, mais peut-être une entité symbolique, un tronc commun autour duquel se grefferaient nos multiples revendications.

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JT de la Parisienne Libérée – « Ni loi, ni travail ! »

Le journal de 20h de la Parisienne Libérée, celui que vous ne verrez JAMAIS à la tv. Au sommaire de cette édition : les manifestations contre la loi El Khomri ; Candice s’adresse à la jeunesse : « alors comme ça on manifeste ? », la réforme pénale, la Loi Urvoas, les violences policières à Calais et un soleil irradiant sur la filière nucléaire. Belle journée !

Source : Médiapart

L’Art involontaire du nettoyage urbain

Stade suprematiste nettoyageLa fin des années 60 a vu émerger un nouveau type de graffiti, à la bombe de peinture. Cet usage détourné d’aérosols voués aux carrosseries automobiles a révolutionné les écritures murales à partir du printemps 68 et permis l’essor des tags et autres maxi-calligraphies tout au long des seventies jusqu’à aujourd’hui. À moins que l’inventivité n’ait entre-temps changé de bord. Car c’est désormais la lutte anti-graffiti qui, au nom de la salubrité publique et de la civilité urbaine, bénéficie d’une inventivité technologique sans temps mort ni entraves.

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Idéal qui germe sous nos pas, sous nos voix

Pancarte Révolution - ZeKa

L’État d’urgence en France a été prolongé jusqu’au 26 mai prochain. Incivilités, fraude ou acte terroriste, on y retrouve toutes sortes de délits dans un imbroglio chaotique. Les amalgames sont grossiers et révélateurs de la politique socialiste de notre époque, laquelle joue aujourd’hui le jeu de la droite et des extrêmes. Les multiples lois votées sous prétexte d’« antiterrorisme » n’ont abouti qu’à plus de fichages ADN, plus de surveillance, de prison pour les fraudeurs, de répression pour les mineurs, etc. Ces lois iniques sont promulguées avec un objectif unique, celui de criminaliser les quartiers populaires, les pauvres ou les mouvements sociaux et d’empêcher ainsi toute forme de contestation.
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La grande Banderolerie, une journée d’actions collectives et ludiques

Aéroport NON by ValK

Samedi 26 mars 2016, en marge de la grande Braderie et de son esprit un peu trop mercantile, la Ville de Nantes « accueillait » la Grande Banderolerie, un évènement ludique et créatif placé sous le signe de l’humour et de nos luttes partagées.

Journées d’actions décentralisées : la Grande Bandrôlerie de Nantes

Activistes (pas forcément zadistes), militants de tous âges ou simples Nantais curieux — il y avait même des enfants — s’étaient donc donné rendez-vous pour crapahuter dans les rues de Nantes et parer cette antique demoiselle de bien jolis atours : des banderoles peintes et décorées, des panneaux, des slogans pour rappeler le « NON » catégorique et inébranlable qui anime les opposants à l’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Car ce samedi 26 mars 2016 préfigurait aussi la fin des recours, date fatidique pour ces 11 familles et ces 4 agriculteurs résidant dans le bocage, sur la ZAD (Zone d’Autonomie à Défendre) de Notre-Dame-des-Landes et menacés d’expulsion, ainsi que veaux, vaches et cochons…

L’erreur est urbaine

Pour nos politiques actuels, tous les moyens sont bons pour transformer notre petite cité de caractère en une grande nécropole pleine de poussière. Car Nantes est une grande métropole. Et cette grande métropole a vocation de s’agrandir encore et encore. Le CNCA rappelait en 2013 que « pour obtenir cette « identité culturelle européenne » si chère à ses dirigeants, la ville n’a pas d’autres solutions que de faire du commerce son principe et sa substance. » Certains médias nantais, virulents adeptes du Greenwashing nous le rappelle d’ailleurs régulièrement.

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Ce scandale inhumain, qui consiste en la marchandisation perpétuelle de nos vies, l’individualisation de notre société et la destruction de notre bien le plus précieux : la Nature, se doit d’être combattu avec force. Hier, veille du Dimanche de Pâques, c’est par petits groupes, avec humour et intrépidité que nous avons exprimé nos convictions et recouvert les murs de la cité des Ducs. L’évènement, très peu relayé dans la presse locale a tout de même permis de fédérer une cinquantaine de participants qui ont sillonné le centre-ville de Nantes avec de jolies banderoles multicolores.
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On passe au plan « B »… ure

pochoir plan Bure Cigéo

Bure est un joli petit village champêtre de la Meuse, un lieu de verdure bucolique où il fait bon vivre. Sous ses sols verdoyants, on trouve une immense concrétion argileuse et c’est à cet endroit, à six-cents mètres sous terre que l’ANDRA a décidé de bâtir la poubelle nucléaire CIGEO.

CIGÉO : la poubelle nucléaire

Sous ce curieux acronyme se cache un complexe d’enfouissement de déchets hautement radioactifs, les plus durables de nos centrales nucléaires Françaises. À terme, CIGÉO deviendra la plus importante poubelle nucléaire de toute l’Europe ! Nos dirigeants, ne savant que faire de ces déchets ont décidé, sans aucune concertation publique, de les enfouir à cet endroit dans un complexe high-tech censé pouvoir résister à l’épreuve d’une centaine de millénaires !

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[Film] Je lutte donc je suis (version longue)

Affiche du film Je lutte donc je suis Quelques mots pour vivre debout, parce que rester assis, c’est se mettre à genoux. Une brise marine, souriante et solidaire, de Barcelone à Athènes et d’Andalousie en Crète, qui repousse les nuages du pessimisme. Un voyage palpitant en musique, d’un bout à l’autre de la Méditerranée, en terres de luttes et d’utopie.

Voir le film Je lutte donc je suis (version longue – 1h45)

Alliances Extrêmes chez les Anti-Systèmes

La Grande Banderolerie

Ce petit guide de l’esprit critique est un document controverse, mais c’est avant tout un travail de conscience et d’histoire. Les textes qui suivent sont le fruit d’un profond travail d’analyse et de recoupements d’informations. À aucun moment nous n’avons souhaité embrasser une cause plus qu’une autre. Nous avons simplement cessé d’écouter les défenseurs et les détracteurs de telle ou telle idéologie pour nous concentrer sur la recherche de la source de l’information : qui la transmet et à quelle fin ?

À chaque fois, notre unique objectif fut de découvrir l’origine des messages en ne basant notre réflexion que sur les faits, plutôt que sur des croyances, ou sur ce que nous jugions comme étant « vrai » ou sur une pensée qui allait dans le sens de la nôtre. De plus, une étude approfondie et passionnée de notre histoire commune, au travers des écrits de Walter Lippmann, Lewis Mumford ou encore Jean-Philippe Salazar, nous a permit de comprendre les mécanismes de la propagande, si forte dans certains réseaux. Comprendre le fonctionnement de la propagande permet de s’en prémunir, voire de la détruire.

Alliances Extrêmes chez les anti-systèmes est une liste non exhaustive de ce que chacun pourra constater et vérifier de lui-même. Puissiez-vous y trouver des réponses à vos questions. Initialement commencé en 2013, ce document fait parfois référence à des personnalités disparues de la scène médiatico-politique, ou à des groupuscules aujourd’hui dissous. Cependant, ce document demeure intemporel et est toujours d’actualité. Hélas.

En illustration : panneau réalisé à l’occasion de la Grande Banderolerie de Nantes et accroché devant l’ex-local du Front National.