À la recherche du bonheur…

Manif contre la Loi travail
Désolé pour le dérangement… (ValK).

C’est la recherche du bonheur qui meut l’humanité. Alors qu’au fil des âges, tout n’était que mystère, l’Homme a cherché à comprendre le monde qui l’entourait et à améliorer sa condition mortelle. C’était encore le monde des dieux et des oracles. Et c’est de ce monde qu’est née la notion de bonheur : un bienfait, une amélioration de l’existence accordée par les divinités. Mais l’humain veut tout, mais en ayant tout, il finit par se lasser. Pour avancer et trouver le bonheur, faut-il s’en remettre au hasard du destin ou au destin du hasard ? Continuer la lecture de « À la recherche du bonheur… »

La Bouillabaise

La Bouillabaise n’est pas une recette de poisson dont on aurait mal orthographié le nom. C’est un poème anarchiste rédigé le 14 Juillet 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française. Ouvertement anti-républicain, il s’agit d’une parodie en argot de La Marseillaise… Initialement diffusée dans un cercle privé, La Bouillabaise a été publiée et déclamée lors du couronnement d’un tout petit président de rien du tout, en 2007. Toujours d’actualité, chantez-là fièrement et sans modération lors de toutes manifestations politiques !

Refrain :
Aux flingues, les michetons !
Foutez-vous en pacsons !
Archons, archons !
Qu’le résineux dégouline sur nos blés !
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Des Arbres et Nous

Forêt de pins et lumière du soleil levant

 

Comprendre la forêt selon sa vraie Nature est la chose la plus importante pour que continue de vivre l’harmonie qui existe entre l’Arbre et l’être humain. Quoique l’espérance de vie des humain·e·s demeure rigoureusement moindre en comparaison de nos voisins sylvestres, l’architecture et la vie des arbres sont similaires à celles des humain·e·s en de nombreux aspects. De la graine à l’arbre, la notion de patience est primordiale.

« L’arbre est un artiste de la lenteur », expliquait Ernst Zürcher, professeur et chercheur en chronobiologie à la Haute École bernoise. Dès sa première année, une graine donnera naissance à un arbrisseau d’une quinzaine de centimètres tout au plus. Il lui faudra trente, quarante ou cinquante ans pour grandir et arriver en phase de maturité. Alors, il pourra créer ses fleurs ou ses fruits. Tel l’humain·e, à ce stade de jeunesse succède une période de maturité, suivi d’un très long épisode d’âge adulte durant lequel il prendra de l’ampleur et où il sera capable de se multiplier, d’essaimer et d’être extrêmement généreux avec sa descendance.

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Travail… Prison… Travail !

Prisons HLM

Tout récemment, une conseillère de l’agence française pour l’emploi me harcelait de questions au sujet de mon avenir, trop incertain semblait-il à son goût : « vous êtes graphiste, indépendant, certes mais est-ce que vous comptez retravailler un jour, avoir un vrai métier, gagner de l’argent ? » Le laïus habituel propre aux acharnés zélés manœuvriers et autres bosseurs négriers.

« Ce que je comprends mademoiselle, lui répondis-je, c’est que je travaille pour fabriquer des choses, rendre service, produire du “concret”, pour gagner de l’argent. Or cela n’est possible qu’en fonction de ce que les autres font aussi quand ils travaillent.

« Par conséquent, le travail ne peut pas être considéré comme une activité nécessaire, orientée vers un objectif, un but. Le travail ne peut être non plus un simple rapport social avec un chef d’entreprise qui m’emploie ou un client. Peu importe le cadre légal, juridique dans lequel le travail est accompli. Le travail est une chose abstraite car elle est dirigée en vue de produire des valeurs d’échange, dont l’existence et la quantité se prononcent en fonction des autres travaux.

« Vous souhaitez que je vous parle de l’utilité du travail ? Cela devient alors très ambigu, oserai-je prétendre que c’est une hallucination ? Oui, je le crois. Car le travail est une forme d’activité spéciale qui, tout en produisant un lien social spécifique, répartit les récompenses de façon systématique. La réalité de notre économie est que tout est pesé, jaugé pour sa forme marchande. Le travail est la source de tout ce qui s’attache aux marchandises : la valeur, et le moyen inévitable pour les acquérir.

« Ainsi en travaillant, je contribue, par mes activités à première vue sensées, à déployer un monde insensé qui me dépasse et m’englobe, sans même (avoir à) y songer… »

Un peu de lecture ?

Le droit à la paresse. Paul Lafargue, 1880.
Ni Dieu ni maître, Anthologie de l’anarchisme. Daniel Guérin, 1999.
L’art de voler Antonio Altarriba, 2011.

Madame Pôle-Emploi ne sachant quoi répondre, je l’ai gentiment remerciée et me suis dirigé vers la sortie. Dehors, un homme tendait la main pour recevoir l’aumône. Je me suis arrêté pour discuter quelques instants avec un ami.

La Fabrique du Consentement

PRISM NSA

Aimez-vous les tours de magie ? J’ai toujours aimé ces grands prestidigitateurs capable de manipuler l’esprit des gens; Robert Houdin, le plus célèbre illusionniste français du XIXe siècle, Georges Méliès, cinéaste de génie ou encore James Hodges pour ne citer que ces trois illustres personnages, célèbres pour leurs stratagèmes prestigieux.

Pour réussir un « tour de magie » il faut faire croire au public qu’on va faire une chose précise en dirigeant son attention sur cette chose. Cela permet au magicien d’en faire une autre que personne ne voit. À la fin, l’illusion est parfaite et le public n’y voit que du feu. Chacun peut croire à la magie et crier au scandale si on essaie de trouver le subterfuge. Mais s’il s’agit d’une manipulation à un niveau planétaire, d’une mise en cause de nos libertés fondamentales, doit-on alors réfléchir aux tours de passe-passe qui sont entrain de se jouer ou faut-il simplement y croire et accepter l’impensable ?
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