Radiofréquences et 5G – Détruire la menace !

radio waves

Des mesures immédiates doivent être prises pour protéger l’humanité et l’environnement, conformément aux impératifs éthiques et aux conventions internationales.

Toutes les études effectuées sur la question des ondes radiofréquences se heurtent à des limites car ; d’une part l’exposition est déterminée soit sur la base d’une liste d’abonnés fournie par les opérateurs, soit sur l’utilisation autodéclarée du téléphone mobile ; d’autre part l’ICNIRP, la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (qui sert de « base référente » aux industriels du secteur en Europe) est accusée de conflits d’intérêts avec l’industrie des télécommunications et d’un manque cruel de transparence dans ses recherches. Or c’est cette même autorité, l’ICNIRP, qui continue de plaider une thèse négationniste sur les soi-disant effets non thermiques à moyen et long terme des ondes électromagnétiques.

Un groupe de recherche scientifique suédois a constaté à plusieurs reprises des risques accrus de tumeurs cérébrales. En 2006, le groupe a signalé des augmentations de risque statistiquement significatives pour les téléphones mobiles analogiques et numériques ainsi que pour les téléphones sans fil après seulement un an d’utilisation. Les estimations du risque relatif ont doublé après 10 ans d’utilisation du téléphone mobile. Ce groupe de recherche a également trouvé un risque accru pour un type de tumeur bénigne de l’oreille interne connue sous le nom de neurinome acoustique. Certaines études suggèrent également de possibles effets sur l’ADN à des niveaux d’exposition proches des valeurs limites recommandées.

Effets nocifs du rayonnement de radiofréquence

Notons que dans le rapport final du National Toxicology Program, les nouvelles données épidémiologiques permettent aux chercheurs d’affirmer que « des preuves évidentes que des rats mâles exposés à des niveaux élevés de rayonnement radiofréquence, tels que 2G et 3G, développent des tumeurs rares de leurs cellules nerveuses cardiaques » et « certaines preuves de tumeurs cérébrales et surrénales ». Or, les technologies 5G sont beaucoup moins étudiées pour les effets humains ou environnementaux. La plupart de ces études impliquent des expositions relativement faibles et qui ne reflètent aucunement la réalité.

Malgré ce déni généralisé, nous disposons pourtant de preuves accablantes indiquant que le rayonnement des radiofréquences (RF) est nuisible à la vie. Les données cliniques accumulées sur des personnes malades ou ayant des troubles de santé, les preuves expérimentales de dommages à l’ADN, aux cellules et aux organes d’une grande variété de végétaux et d’animaux et les données épidémiologiques qui prouvent que les grandes maladies de la civilisation moderne – le cancer, les maladies du cœur et le diabète – sont en grande partie provoquées par la pollution électromagnétique, constituent un corpus de plus de 10 000 études publiées dans des revues dotées de comités de lecture. Si les plans de l’industrie des télécommunications pour la 5G se concrétisent, pas un être humain, pas un mammifère, pas un oiseau, pas un insecte et pas un brin d’herbe sur terre, quel que soit le lieu de la planète où il se trouve, ne pourra se soustraire à une exposition, 24 heures sur 24 et 365 jours par an, à des niveaux de rayonnement de radiofréquence qui sont des dizaines voire des centaines de fois supérieurs à ceux que l’on connaît aujourd’hui. Toutes les issues de secours seront barrées. Ces plans pour la 5G risquent d’avoir des effets graves et irréversibles sur les êtres humains et de causer des dommages permanents à tous les écosystèmes terrestres.

Continuer la lecture de « Radiofréquences et 5G – Détruire la menace ! »

Dressons les Antennes – Un appel contre la 5G

Dressons les Antennes - Un appel contre la 5G

Résister au réseau 5G, à la digitalisation et à la médicalisation de nos vies

Ce sont des temps difficiles. Vous vous demandez peut-être quand ça allait mieux. Si nous relisons de nombreux textes, affiches ou écrits divers du milieu du XIXe siècle à nos jours, parus dans des cercles radicaux qui ont contesté le statu quo, nous trouverons des phrases telles qu’« il n’y a plus de temps à perdre », « maintenant ou jamais », « on ne peut plus attendre», « la catastrophe est imminente», « cela va changer nos vies à jamais » et ainsi de suite.

Or, une personne malicieuse pourrait dire : « Écoutez, cela fait presque deux siècles que vous nous embêtez et nous sommes toujours là, sains et saufs, nous vivons dans l’époque la plus démocratique de l’histoire, certes tout n’est pas parfait, mais c’est le meilleur des mondes possibles. »

Il faut l’admettre, ce genre de réflexions sont rassurantes et font apprécier toutes les belles commodités de notre civilisation moderne, assis sur le canapé et soupirant : « Mais oui, au fond ce n’est pas si mal ». Il nous faudra secouer cette inertie pour parler de l’énième « quelque chose » qui changera nos vies à jamais: 5G, digitalisation et médicalisation de la société globale, toutes choses qui vont ensemble, surtout les deux premières.

Mais étant donné la situation contextuelle dans laquelle nous nous trouvons, la pandémie mondiale de COVID19 et sa gestion, il est essentiel de partir d’un postulat qui concerne deux questions très difficiles.

icon pdf Télécharger le PDF (Fr)
(PDF – 1.3 Mo)

Initialement diffusé par le groupe éphémère CODA NERⒶ  et sur Attaque.

« Némésis Médicale » : enquête sur l’Ennemi Technico-sanitaire

Némésis Médicale

Avant-propos

Cette enquête fait suite à la publication d’un article publié le 23 avril 2020 sur le blog de Bill Gates. Au regard de l’actualité, nous avons souhaité en faire un décryptage éclairant, enrichi des considérations d’Ivan Illich au sujet de la “Némésis Médicale” — l’expropriation de la mort opérée par la médicalisation croissante des corps — et par les analyses de la philosophe italienne Bianca Bonavita, laquelle suit « l’évènement Covid-19 » avec une attention implacable.

« Homo sapiens, qui s’est éveillé au chamanisme dans une tribu et a grandi en politique en tant que citoyen, est maintenant prêt pour devenir un détenu à vie dans un monde industriel. La médicalisation pousse à l’extrême le caractère impérialiste de la société industrielle. » — Ivan Illich, Némésis médicale, p.98.

Prémisse

Dénoncer la mystification construite autour du grand événement spectaculaire de la Covid-19 (que nous distinguerons dans le texte du virus Sars-CoV-2) et les pratiques gouvernementales de contrôle de la population, ne signifie pas défendre la normalité dévastatrice du virus, cela ne veut pas dire non plus de préférer revenir à la « normalité ». Tout comme cela ne signifie pas nier la mort des gens.

Contrairement au « Monologue du virus », texte que nous avons lu, aimé et parfois même publié 1, le virus ne nous semble plus être, comme le souhaiteraient certaines critiques radicales, une conséquence particulière de la destruction provoquée par le capitalisme et ses fermes industrielles humaines et animales. Le nouveau coronavirus n’a rien du « démon de l’Appocalypse ».

Depuis de nombreuses décennies, les élevages humains et animaux produisent beaucoup plus de maladies chroniques mortelles : lequel d’entre nous n’a jamais pleuré des amis ou des parents décédés prématurément de tumeurs ou de maladies cardiovasculaires qui sont, si l’on veut utiliser ce mot, les deux véritables pandémies de notre temps ? Des pandémies produites par des formes de vie naturelles, dominées par le régime de la différenciation, enchaînées à des emplois aliénants, immergées dans un air irrespirable, abreuvées par des eaux polluées et gavées aux aliments industriels.

Par conséquent, déplacer l’attention des maladies chroniques, qui sont les véritables pandémies modernes, vers les maladies infectieuses à faible létalité (nous expliquons plus loin, données à l’appui, le pourquoi d’une telle affirmation), contribue à supprimer une discussion sérieuse sur le lien qui existe entre « prévention » et « mode de vie ».

Pour ces raisons, le virus ne nous semble pas être ce messager — ou ce messie — capable de mettre en évidence, à celles et ceux qui ne les ont pas vus auparavant, les maux du monde dans lequel nous vivons, mais plutôt un outil de distraction qui rend encore plus difficile toute observation et toute compréhension des perversions profondes et structurelles du capitalisme.

Si un pays tout entier (mais la discussion pourrait aussi s’étendre au-delà des frontières nationales), à de rares exceptions près, accepte, sans en remettre en cause les raisons, la suspension de nombreuses libertés fondamentales, en proie à la peur et à la suspicion ou simplement à une acceptation pacifique encore plus inquiétante 2 : exposition à la propagande, conformité de la pensée gobale, obéissance aveugle aux ordres et à l’autorité, ambition et peur de perdre son prestige social, besoin d’identités collectives fortes, sacrifice de l’individu au nom d’un bien supérieur, etc.], comment les habitant·es de ce pays se retourneront-iels contre les catastrophes produites par le capitalisme afin de remettre en question et redéfinir leur mode de vie ?

La plupart des gens ne voudraient-ils pas, au fond, un simple retour à la normalité ? Et au nom de ce désir, n’accepteront-iels aucun abus du pouvoir ? Et pour retrouver ne serait-ce que quelques éléments de l’ancienne normalité, n’accepteront-iels pas tous les dispositifs atroces et absurdes de la nouvelle normalité haineuse qui prend vie sous nos yeux ?

Déjà, en 2005, l’Organisation Mondiale de la santé, à l’occasion de la grippe aviaire, avait suggéré un scénario comme celui que nous vivons aujourd’hui, en le proposant aux gouvernements comme moyen d’assurer le soutien inconditionnel des citoyens. 3 4

Si l’hécatombe qui, chaque année, provoque les cancers et maladies cardiovasculaires (150 000 décès du cancer 5 et 140 000 décès liés à des maladies cardio-vasculaires 6 chaque année en France) n’a pas montré à la plupart des gens la réalité indéniable de la destruction que produit le capitalisme, comment un virus, qui a besoin d’une opération de propagande impressionnante pour augmenter sa létalité (certaines études, comme celle de l’Université de Kobe au Japon, parlent même d’une létalité inférieure à celle de la grippe saisonnière) 7, pourrait-il permettre à un individu dont l’œil est obscurci par l’épais écran de fumée de la fausseté de voir et de comprendre la réalité destructrice du monde industriel dans lequel il vit ?

« Aucune aide ne doit être imposée à un individu contre son gré : nul ne peut, sans son consentement, être emmené, enfermé, hospitalisé, soigné ou harcelé au nom de sa santé. » — Ivan Illich, Némésis Médicale, op.cit., p.245.

Le virus Sars-CoV-2, sous ses formes différentes et mutantes qui circulent, qu’il ait une origine malveillante, artificielle, accidentelle ou naturelle, nous apparaît plutôt comme un produit / événement (attendu, souhaité ou provoqué) géré par des oligarchies transnationales numériques, pharmaceutiques et biotechnologiques afin de pouvoir redéfinir les structures géopolitiques et les formes de gouvernementalité de notre monde.

Continuer la lecture de « « Némésis Médicale » : enquête sur l’Ennemi Technico-sanitaire »

  1. Lire le Monologue du virus sur le site.
  2. Il nous semble intéressant de souligner comment l’institutionnalisation du « devoir de mémoire » de la Shoah, sacralisant ce moment historique et le plaçant dans un ailleurs séparé et « indicible », a eu pour effet de rendre méconnaissables les dispositifs et mécanismes qui l’ont rendu possible. Pour n’en nommer que quelques-uns [les mécanismes
  3. Le document en question, accessible en accès libre sur le site de l’OMS peut être téléchargé (en Français) à cette adresse.
  4. Bianca Bonavita, Bill Gates e la nemesi tecno-medica, Efesto, 2020.
  5. Source Institut National du Cancer : https://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Epidemiologie-des-cancers/Donnees-globales. Qui rapporte les données de 1980 à 2019.
  6. Source : Ministère des Solidarités et de la Santé : https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-cardiovasculaires/article/maladies-cardiovasculaires
  7. Source : Corvelva.it – Des analyses de sang au Japon révèlent que la mortalité par coronavirus est inférieure à celle de la grippe : https://www.corvelva.it/.

    Bill Gates lui-même déclare dans une interview publiée le 25 mars que la létalité de Sars-CoV-2 est inférieure à celle de Sars et Mers : https://www.youtube.com/watch?v=Xe8fIjxicoo

    En outre, l’épidémie de grippe hivernale amorcée fin 2016 a entraîné un pic de décès exceptionnel en janvier 2017 : 67 000 décès en France métropolitaine ce mois-ci – Sources : https://www.insee.fr/ et https://www.lesechos.fr/

Rester Humain, c’est Résister !

Homme-Machine
À LIRE AUSSI :

Ces derniers mois, les mots que nous entendons le plus souvent sont « santé », « bien-être » et « état d’urgence ». Dans ce contexte, renouvelé et renforcé avec les décrets gouvernementaux, la bonne santé coïncide – ou plutôt ne peut être séparée – de la mise en place d’un état d’urgence qui permet les pleins pouvoirs pour ceux qui prétendent nous gouverner. En plus de détruire toutes les formes de liberté, ce régime techno-sanitaire est également engagé dans la mortification de l’avenir des générations futures. On le constate avec ce qui se passe actuellement dans les écoles – mais pas seulement – à l’encontre de nos enfants. Ce pouvoir, qui ne cache désormais plus ses intentions, se prépare à changer le monde de manière irréversible.

Mais si nous sommes sous une dictature sanitaire, où sont les troupes ?

Ce régime techno-sanitaire va bien au-delà des quelques marionnettes qui s’agitent à Matignon mais fonctionne à travers des techniciens et des « experts » qui ne sont pas de simples consultants mais sont issus du monde de la finance. Aujourd’hui, l’obéissance est obtenue grâce au contrôle de la santé avec des données manipulées et créées ad hoc, gérées essentiellement par les entreprises du tout numérique.

Les actuelles mesures de limitation de la liberté, imposées par différents décrets, ont peu à voir avec l’urgence sanitaire en cours ; elles visent à vider les rues des villes de toute activité autre que productive et fonctionnelle au système, à mettre de côté toute dissension, à faire taire les voix étrangères […], à juguler le conflit social. Il n’y a pas besoin de trop d’analyses politiques, il suffit simplement d’observer la réalité qui se présente brutalement devant nos yeux : au-delà de la rhétorique du « tout ira bien », de l’effort commun demandé « pour le bien de tout le monde », avec ou sans pandémie, il n’y a qu’un seul domaine dans lequel l’État brille par sa diligence : la répression.
– Attaque, 17 nov. 2020

Nous subissons une attaque constante sur la dimension émotionnelle, attaque qui terrorise d’abord puis qui créé de l’espoir. Attaque qui oblige les gens à demeurer dans un état constant d’anxiété et de peur – et ce pouvoir a besoin de beaucoup de peur pour ses projets. Parce que la peur, étouffée derrière les masques ; évite la formation de pensées, la création de critiques et donc de réaction à ce que nous subissons depuis des mois. Nous atteignons une forme de contrôle et de la digitalisation de tout : aussi bien à l’extérieur comme à l’intérieur de nos foyers.

Ce nouveau monde mis en place à grande vitesse a besoin de notre soumission pour fonctionner, mais il a également besoin d’un nouveau réseau de téléphonie mobile : la 5G.
Continuer la lecture de « Rester Humain, c’est Résister ! »

« Des Lumières à la 5G »

homme qui escalade une antenne 5G

Lorsque vous accélérez, votre capacité d’accélération est limitée par des contraintes matérielles, mais il doit aussi y avoir une limite de vitesse transcendantale à un moment donné. La limite ultime […], c’est la mort, ou la schizophrénie cosmique. C’est l’horizon ultime. »
— Ray Brassier 1, « Mad Black Deleuzianism: On Nick Land (Accelerationism) », 2017

Michel Foucault, à son époque, exhortait à ne pas tomber dans le piège du chantage intellectuel et politique qui consistait à répondre à la question « pour ou contre les Lumières ». 2 A present que les lumières s’éteignent, la question n’est même plus « pour ou contre les Lumières », mais « pour ou contre l’innovation, aka la 5G ». Cette fausse question ou ce « chantage à l’innovation » auquel Macron – mais il n’est pas le seul – recourait récemment 3, fait partie de la stratégie d’oblitération de la matérialité des enjeux au profit d’un impératif d’accélération absolument creux. « There is an important sense in which the only thing that does not seem to matter any more is matter », écrit très justement Karen Barad. 4

La 5G ce n’est pas qu’une affaire de start-ups ou de licornes magiques: cette accélération des flux présente des coûts humains (a), climatiques et écologiques (b), psychiques (c) et politiques (d) exorbitants, et, pour tout dire, au dessus de nos moyens.

Continuer la lecture de « « Des Lumières à la 5G » »

  1. L’intervention de Ray Brassier : https://invidious.xyz/watch?v=3QSOuVnFhEw
  2. Michel Foucault (1984) « Qu’est-ce que les Lumières ? » in Rabinow (P.), éd., The Foucault Reader, New York: Pantheon Books, pp. 32-50, aussi dans Dits et écrits, texte n°339.
  3. « Évidemment on va passer à la 5G. Je vais être très clair. La France c’est le pays des Lumières, c’est le pays de l’innovation et beaucoup des défis que nous avons sur tous les secteurs se relèveront par l’innovation. Et donc on va expliquer, débattre, lever les doutes, tordre le cou à toutes les fausses idées, mais oui, la France va prendre le tournant de la 5G parce que c’est le tournant de l’innovation. Et j’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile ! Je ne crois pas au modèle Amish. Et je ne crois pas que le modèle amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine. » (Emmanuel Macron, 14 septembre 2020).
  4. Karen Barad (2003) « Posthumanist Performativity: Toward an Understanding of How Matter Comes to Matter », Signs: Journal of Women in Culture and Society, vol.28, no.3.

[Analyse] l’Anarchie en temps de pandémie

Alienation Daniel Loveday

Pour mener à bien la lutte, il faut s’approprier son temps. (Re) penser l’Anarchie à partir de notre historicité actuelle. Créer et développer nos conceptions en analysant la dimension historique. […] Cette tâche énorme nous oblige à re-poser les questions avant de donner des réponses. »

> D’après “COVID-19 : la Anarquía en tiempos de pandemia” de Gustavo Rodriguez (Juin 2020).

Nous assistons à la disparition du monde : le monde tel que nous le connaissons. Décidément, la pandémie causée par le nouveau coronavirus (SRAS-CoV-2) a accéléré son déclin, consolidant une « crise » multifactorielle aux « proportions terrifiantes », provoquée par l’altération brutale de la continuité des flux de marchandises et des humains qui les produisent et les consomment ; déclenchant une tempête au sein de l’économie mondiale avec des effets immédiats sur la dynamique de l’expansion et de l’accumulation de capital. Face à ce secret de polichinelle, se renforce un environnement de panique mondiale qui s’accroît grâce au rétrécissement quotidien du monde, de pair avec la rapidité et la complexité et l’intensité de l’interconnexion planétaire.

Dans ce contexte, la pandémie de l’information (beaucoup plus virale que le SRAS-CoV-2), qui oscille toujours entre la désinformation et l’induction de la peur collective, a également fait son œuvre, provoquant une servitude volontaire — régie par la panique et l’incertitudes — et donnant naissance à cette foule de « citoyens consciencieux », idolâtres du bonheur et de l’espoir, prodiges de la positivité et de la performance, capables de s’imposer une peine d’assignation à résidence indéfinie au nom du « commun », en se sacrifiant pour « raisons de sécurité », abandonnant finalement le peu d’autonomie individuelle qui leur restaient…

Continuer la lecture de « [Analyse] l’Anarchie en temps de pandémie »

5G : menace pour la santé publique et l’environnement

5G nouvelle menace pour nos territoires

Selon la Loi n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques, la première mesure était : « l’instauration d’une procédure d’information des maires et des habitants en amont de l’implantation d’antennes-relais et la création d’une instance de concertation le cas échéant. »

Or dans le cadre de la Loi d’État d’urgence sanitaire, le Gouvernement a pris, par ordonnance n°2020-320 du 25 mars 2020, des dispositions dérogatoires concernant les antennes-relais et émetteurs radioélectriques, pour faire face à l’accroissement de l’usage du numérique. Concrètement, l’article 1 permet de déroger aux règles habituelles imposées par le code de l’urbanisme, de ne pas informer les maires de l’installation d’antennes-relais, et donc, in fine, le reste de la population. L’article 2 permet également aux opérateurs de se passer de l’accord de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR).

LIRE À CE SUJET :

« Sous prétexte de se prémunir contre la montée en charge des réseaux, il s’agit d’une véritable aubaine pour les opérateurs qui pourront, en toute discrétion, augmenter la puissance d’antennes, couvrir à peu de frais les zones blanches ou grises, voire anticiper le déploiement de la 5G », s’alarment, dans un communiqué commun, les associations PRIARTEM (Pour une réglementation des antennes relais de téléphonie mobile), France Nature Environnement (FNE), le CNAFAL (Conseil National des Associations Familiales laïques) et Agir pour l’Environnement.

Continuer la lecture de « 5G : menace pour la santé publique et l’environnement »