Si l’information permet l’autonomisation, la désinformation déresponsabilise

Apocalypse 1913

La pandémie de Covid-19 a conduit à une pandémie parallèle de désinformation qui a des répercussions directes sur les vies et les moyens de subsistance de milliers de personnes à travers le monde. Les mensonges et la désinformation se sont avérés mortels et leur capacité à semer la confusion sur les choix personnels et politiques qui contribuent à sauver des vies est aujourd’hui évidente.

Pour reprendre les mots du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, « notre ennemi est aussi la propagation croissante de la mésinformation », lors de la crise que nous traversons. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrit la désinformation sur la pandémie de Covid-19 comme une « infodémie massive », constituant un facteur important dans la propagation du virus au niveau mondial.
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Floraisons : résister à la culture dominante par une culture de résistance

Blog Floraisons

Nos ennemis ne sont pas les entreprises, ni le capitalisme, ni même les combustibles fossiles. Toutes ces choses doivent bien sûr être supprimées rapidement, mais ce ne sont que les expressions, les symptômes, d’un problème plus profond. Pour mettre fin à la destruction du monde vivant, nous devons mettre fin à la civilisation industrielle. » — Derrick Jensen

floraisonsNotre problème est que la culture dominante est en train de tuer la planète. La civilisation industrielle détruit, exploite, aliène et transforme le monde vivant en zones mortes, marchandises, en déchets. Nous devons radicalement y mettre un terme. Voilà pourquoi notre objectif est de démanteler la civilisation industrielle, sa structure, ses hiérarchies, son idéologie et ses valeurs, pièce par pièce. Pour cela nous avons besoin de stratégies complémentaires, de tactiques diversifiées et d’actions efficaces. Mais nous avons aussi besoin d’analyses structurelles, de courage, de défiance, d’imagination et de rage. Bref, nous avons besoin d’une culture de résistance écologiste, libertaire, féministe, antiraciste, et c’est cette histoire que floraisons cherche à promouvoir.

Si résister à la culture dominante est la dernière chance de nous sauver, alors nous avons besoin d’une culture de résistance.

Lancé en 2019, floraisons est un média autonome, autogéré par des stagiaires.

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Pandémie, crise éco-sociale et capitalisme mondial

Némésis Médicale

Par : La Rédaction.

Les épidémies ne sont pas des phénomènes naturels. Il faut plutôt les considérer comme des phénomènes socio-historiques d’apparition relativement récente.

Les premières épidémies humaines sont apparues dans le contexte de la révolution néolithique. La diffusion de l’agriculture et de l’élevage a profondément transformé notre relation avec l’environnement. La destruction et la transformation des habitats pour étendre les terres arables et la domestication des animaux pour les utiliser comme nourriture ou comme bêtes de somme est ce qui a permis aux vaches de transmettre la rougeole et la tuberculose, aux porcs la coqueluche et aux canards la grippe.

Les premières sociétés urbaines, le développement du commerce, l’esclavage et les guerres entre empires ont créé les conditions pour que les premières maladies infectieuses deviennent des épidémies. Les transformations de nos rapports avec la nature, associées à l’évolution de nos modes de vie, ont créé les conditions propices à la propagation des infections, y compris la possibilité de zoonoses, c’est-à-dire la transmission de maladies des animaux aux humains.

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Considérations écobiologiques et politiques de notre temps

Le Triomphe de la Mort - Peter Brueghel

Par : La Rédaction.

Les choix pris par les gouvernements, dans l’intention déclarée d’endiguer l’épidémie de Covid, méritent des réflexions plus larges que celles proposées dans ce climat délétère d’opposition querelleuse et, désormais, de violence politique. En ce sens, on ne peut que se référer à la protestation qui s’exprime à partir d’août 2021 contre l’obligation de posséder le « pass sanitaire », lequel fut présenté comme un certificat de « négativité » probable — en ce qui concerne la pathologie — et une exigence pour accéder aux lieux de travail et conserver un semblant de socialisation en général.

Comme on le sait, l’argument le plus pertinent utilisé à cet égard est celui selon lequel l’obligation vaccinale limite indûment la liberté de l’individu et entraîne une grave discrimination de celles et ceux qui, pour leurs propres choix et raisons, ne veulent pas se soumettre à cette obligation. Il est important de rappeler tout d’abord les aspects les plus pertinents des différends qui nous opposent à cet égard.

Diverses parties insistent sur le fait que certains articles de loi n’excluent pas la possibilité d’obliger l’individu à un traitement médical, mais l’autorisent à condition que cette obligation soit régie par une loi respectueuse de la dignité des personnes. Il est également important de rappeler que l’obligation de posséder le « pass sanitaire » a été ordonnée — instrumentalisée — précisément pour éviter l’imposition d’un traitement de santé obligatoire, c’est-à-dire l’obligation de vaccination généralisée qui entraînerait une responsabilité considérable de l’État en cas d’effets indésirables aux traitements. De même, il faut rappeler que parmi les arguments de celles et ceux qui s’opposent à l’imposition du « pass sanitaire », on trouve celui selon lequel cela impliquerait une obligation vaccinale, puisque cette dernière est la seule condition pour obtenir ce sésame et pour maintenir sa validité d’une manière durable. Enfin, il faut considérer que parmi les candidats les plus influents du pass, beaucoup soutiennent que l’imposition d’une obligation de vaccination collective explicite serait préférable, précisément parce qu’elle impliquerait une prise en charge claire de la part de l’État. De ce point de vue, l’obligation ne représenterait peut-être pas une atteinte à la liberté de l’individu.
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Passe sanitaire : quelle surveillance redouter ?

QR Code Labyrinthe

La Quadrature du Net – Mediapart, le 19/08/2021.

Les critiques du passe sanitaire dénoncent unanimement un « danger autoritaire ». Assez justement, la CNIL elle-même présente ce danger comme « le risque d’accoutumance et de banalisation de tels dispositifs attentatoires à la vie privée et de glissement, à l’avenir, et potentiellement pour d’autres considérations, vers une société où de tels contrôles deviendraient la norme et non l’exception ». Prenons un instant pour détailler ce danger et répondre à la question : de quel type de surveillance le passe sanitaire est-il l’expression ?

Il existe déjà de nombreux « dispositifs attentatoires à la vie privée » contre la généralisation desquels nous luttons depuis des années : écoutes téléphoniques, fichage, caméras, drones, géolocalisation, logiciels espions… Pour comprendre et prévenir les dangers posés par le passe sanitaire, il faut le situer précisément au sein de cet écosystème. Certains outils de surveillance sont plus ou moins faciles à déployer, à plus ou moins grande échelle, de façon plus ou moins visible et avec des conséquences très variables. En comprenant dans quel mouvement technologique et à partir de quels outils pré-existants le passe sanitaire s’est construit, nous espérons lutter plus efficacement contre la banalisation du type de surveillance qu’il permet.

Contrôler pour exclure

Pour prendre du recul, décrivons de façon générale l’action que permet de réaliser le passe sanitaire : exclure de certains emplois, transports et lieux des personnes dont la situation diffère de certains critères fixés par l’État.
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Manifeste pour l’Abolition du Système Pénal

abolition système pénal

Par : La Rédaction.

Questions d’avant-propos

Le droit pénal, par définition, est fondé sur la peine. Une peine est une souffrance qu’on inflige. Est-ce bien de faire du mal à quelqu’un ? Est-ce intelligent ? Utile ? À qui ? Personne n’ose plus dire que la prison permet à celles et ceux qui y sont enfermés de s’amender. Elle ne sert qu’à une seule chose — qu’elle réussit d’ailleurs fort bien — : punir. Même les plus timides réformateurs se heurtent à cette évidence, adoucir les cruautés de l’incarcération s’oppose forcément à son principe : elle est une peine, elle est faite et uniquement faite pour punir, pour être pénible aux prisonniers.

Pourquoi punir ?

Le châtiment s’ancre dans l’histoire la plus archaïque de l’humanité, celle des terreurs suprêmes que les hommes ont traduites en dieux et déesses au cœur démoniaque. Pas une religion pour sauver l’autre lorsqu’il est question des supplices réservés aux damnés. L’enfer chrétien n’a rien à envier à l’enfer hindou. En Occident, la condamnation terrible de la faute lors d’un jugement de l’âme après la mort s’enracine dans le culte orphique introduit en Grèce entre le VIIe et le VIe siècle avant notre ère ; ses origines se perdent dans les traditions védiques du deuxième millénaire. Il est vraisemblable que l’idée d’une faute punie dans l’au-delà était déjà à l’époque bien ancienne. L’orphisme a beaucoup influencé les pythagoriciens puis Platon. Sous tous les cieux, les humains scandalisés de voir l’éternelle injustice du monde ont cherché à rétablir au séjour des ombres l’impossible équité. On a d’abord puni pour bien montrer aux dieux qu’on prenait leur parti contre ceux qui, volontairement ou non, les offensaient.

Nous avons connu en septembre 2001 un exemple parfait de ce qu’est une punition ; ce n’est pas un hasard si l’état-major américain a donné comme nom à l’opération militaire qui a suivi ces attentats « Justice sans limites ». On ne pouvait mieux dire. Les terroristes, quels qu’ils aient été, voulaient punir les États-uniens de leur politique, les États-uniens voulaient les punir en représailles. Au cours des vingt années qui ont suivi, le conflit s’est déplacé jusqu’en Irak, en Libye, en Syrie et n’en finit pas de laisser derrière lui de violents stigmates sanglants. Georges W. Bush a condamné un homme, Ben Laden et, faute de le trouver, a fait tuer froidement à cette intention des milliers d’innocents. 1 La question ici n’est pas de savoir si les guerres saintes d’un bord ou de l’autre sont justes ou injustes, mais assurément la conception que se font du bien certains présidents des États-Unis n’est pas celle de toute la planète. Ce qui est bien est bien pour certains, voilà tout ce que l’on peut dire.

Qu’est-ce que la Loi ?

La Loi n’est pas l’expression d’une éthique quelconque : au service du pouvoir disposant des plus grandes forces de coercition, elle n’existe que par la sanction. La Loi du Milieu ou la Loi d’un groupe rebelle peut s’affirmer aussi brutale que celle de l’État. Quelle que soit la situation, la Loi est toujours celle du plus fort. Entre la justice (l’équité) à laquelle chacun aspire et la Justice (l’institution) qui fait fonctionner la machine sociale au détriment des relations libres entre les êtres, le précipice est infranchissable.

Les philosophes se sont donné du mal pour justifier le châtiment (on peut remarquer que la clémence n’a aucun besoin d’être justifiée et qu’on s’est partout et toujours incliné devant les exemples qu’en a donnés l’histoire). Pour tenter de faire admettre qu’il est nécessaire de faire du mal, trois types d’arguments sont mis en avant par ceux que nous appellerons les légalistes (1), les sociétaires-réalistes (2) et les humanitaires (3).

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  1. L’ONU évalue entre 32 000 et 60 000 le nombre de civils afghans tués dans ce conflit (https://unama.unmissions.org/) En 2010, WikiLeaks révélait que selon des documents militaires secrets américains, 66 081 civils ont été tués en Irak par la coalition militaire occidentale.

Guerre au Tigré : Starbucks « complice » de génocide ?

Starbucks Genocide

Par : La Rédaction.

La région du Tigré, en Éthiopie, est un territoire où vivent de nombreux peuples autochtones dont la minorité ethnique éponyme, actuellement victimes d’un véritable génocide entamé par l’État Éthiopien.

Le 4 novembre 2020, le Premier ministre non élu de l’Éthiopie Abiy Ahmed a déclaré une guerre génocidaire contre le Tigré, l’État régional le plus septentrional d’Éthiopie, en collaboration avec le président totalitaire de l’Érythrée Isaias Afwerki. Depuis lors, son administration a bloqué l’accès à l’électricité, à toutes aides extérieures, à la nourriture et à l’eau potable pour des millions de civils Tigréens. Sous la direction d’Abiy et d’Isaias, les troupes éthiopiennes, les troupes érythréennes et les milices amhara ont commis d’importants crimes de guerre et de nettoyage ethnique, en massacrant des civils, en affamant les populations locales et en utilisant comme arme la violence sexuelle et sexiste contre les femmes et les jeunes filles.

Autrefois, la région du Tigré était recouverte de forêts, dont une grande partie ont été détruites au profit notamment de la culture du café, exposant les sols à l’érosion et à la désertification. Le Tigré est également l’une des régions les plus riches en métaux d’Éthiopie. On y trouve, entre autres, de l’or, du minerai de cuivre, du minerai de fer, du zinc et du plomb.

L’exportation la plus importante pour l’État éthiopien demeure néanmoins le café, qui se vend un milliard de dollars par an, alimentant en même temps la machine génocidaire. L’un des acheteurs les plus importants de café éthiopien est Starbucks, corporation qui possède pas moins de 16 858 boutiques implantées dans près de 50 pays à travers le monde. Une partie de leurs revenus alimente directement les fonds de guerre de l’État éthiopien.

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Nihilisme de genre : un anti-manifeste

Respect my existence or expect resistance

Les critiques d’Alyson Escalante  1 quant à la dépendance de la communauté trans à l’essentialisme de genre, suivies d’une proposition de négation radicale comme solution à l’aliénation et aux oppressions sexistes.

Nous sommes dans une impasse

Les politiques actuelles de translibération ont adhéré à une notion d’identité rédemptrice. Que ce soit à travers un diagnostic par un médecin et un psychologue ou par une affirmation personnelle sous la forme d’une déclaration sociale, nous avons commencé à croire qu’il y a une vérité intérieure sur le genre que nous devons découvrir.

Une gamme infinie de projets politiques existants a tracé le chemin que nous empruntons actuellement ; un nombre infini de pronoms, étiquettes et drapeaux lors de la Pride Parade. Le mouvement trans actuel cherche à élargir les catégories de genre dans l’espoir d’atténuer les dommages que ses politiques créent. Cette position est naïve.

Judith Butler  2 se réfère au genre comme étant « l’appareil par lequel sont produits et normalisés les ensembles masculin et féminin, avec les formes interpolées des formes hormonales, chromosomiques, psychiques et performatives. »  3 Si les politiques libérales actuelles de nos camarades, frères et sœurs trans sont enracinées dans des tentatives d’élargissement de la dimension sociale que crée cet appareil, notre travail exige que cela soit ramené à ses fondations.

Nous sommes des radicales et des radicaux fatigué·es d’essayer de sauver nos idées. Nous ne pensons pas que cela nous aidera. Nous voyons la transmisogynie  4 à laquelle nous sommes confrontés au quotidien, nous voyons la violence sexiste à laquelle sont confrontés nos camarades – à la fois trans et cis – et nous nous rendons compte que le système lui-même rend cette violence inévitable. Nous en avons assez.

Nous ne cherchons pas à créer un meilleur système, car nous ne sommes pas du tout intéressés par les politiques existantes. Nous ne demandons plus qu’une attaque implacable contre le genre et les modes de production sociale du sens et de l’intelligibilité qu’il crée.

Au cœur du nihilisme de genre se trouvent plusieurs principes que nous explorerons en détail ici : l’antihumanisme comme fondement et base, l’abolition du genre comme exigence et la négativité radicale comme méthode.

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  1. Alyson Escalante, Department of Philosophy, University of Oregon.
  2. Judith Butler, Défaire le genre. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Maxime Cervulle. Paris, Amsterdam, 2006, 311 p., bibl., index. https://doi.org/10.4000/lhomme.20562
  3. Judith Butler, Défaire le genre, Routledge, 2004, p. 42.
  4. Voir à ce sujet Les Guérillères, Lexique féministe matérialiste ou La Réalité de la transmysoginie

La Peur : virus sécuritaire

carnivorous

Par : La Rédaction

À partir du constat largement partagé selon lequel « le monde est dangereux », les dispositifs de coercition se sont considérablement renforcés, et cela est d’autant plus vrai avec la crise sanitaire actuelle. Il est flagrant, à l’heure où nous écrivons ces mots, que l’« insécurité » contre laquelle l’État veut s’édifier est celle de nos corps, de notre santé physique, psychique et mentale, et beaucoup moins la précarité sociale, laquelle bien que déjà catastrophique ne cesse de s’accroître avec le confinement. Si l’on accorde à Zigmunt Bauman que la « vulnérabilité et l’incertitude humaines sont les fondements de tout pouvoir politique » 1, il ne s’agit plus pour l’État de justifier son autorité par la protection qu’il accorde en regard des pénuries alimentaires ou des violences du marché engendrées par la crise, mais de légitimer, et d’accroître, son pouvoir par le recours théâtralisé à une « peur officielle » provoquée par le virus et transmise jusqu’aux recoins les plus éloignés des mondes « civilisés. »

Dramatisation de l’insécurité des corps

On dira qu’il s’agit de la même illusion qui consiste à croire dans la fonction protectrice de l’État, en lui conférant la charge invraisemblable de parer aux incertitudes de l’existence. Mais, là où l’État était confronté à la société comme à un interlocuteur qui interrogeait son autorité, l’État sécuritaire ne donne plus que deux directions possibles : la « menace » d’une crise sanitaire et économique sans précédent et celle des citoyen·ne·s recentré·e·s sur leurs peurs. D’un côté le modèle du conflit, de l’autre celui de la « guerre ». Cette dramatisation de l’insécurité des corps et l’exagération de l’insécurité économique n’a pas d’autre objectif : nous faire oublier l’autorité et restaurer la puissance.

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  1. Zigmunt Bauman, « Pouvoir et insécurité. Une généalogie de la “peur officielle“ », Esprit, novembre 2003.

[Contrôle Social] Parlez-vous « Macron » ?

Parlez-vous Macron

Par : La Rédaction

Nous publions cet article pour étudier une forme de contrôle social dont notre langage a fait l’objet à partir des années 1980. Il s’agit de la volonté, de la part du management et des politiques au pouvoir, de mettre en place un « langage commun » au sein de l’entreprise et, in fine, au sein même de la société civile. En conclusion de cet article, nous apporterons quelques idées pour lutter contre le capitalisme, et « créer » des cerveaux disponibles pour la Révolution en puisant dans les richesses de nos intelligences collectives.

La réalité est ce que nous tenons pour « vrai »

Ce que nous tenons pour « vrai » est ce que nous croyons. Or ce que nous croyons prend appui sur nos perceptions et sur notre langage. Lorsque nous pensons, nous n’inventons pas de mots, nous puisons dans notre langage les mots qui nous servent à penser. Mais lorsque ces mots n’existent plus, lorsqu’ils sont volés, transformés par le pouvoir ultralibéral, comment savoir si ce que nous pensons est « vrai » ?
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