Explore freely the dangerous forests of Life

Ne pas chercher ce qui est simple à obtenir.
Ne pas chercher à suivre la multitude.

Toute barrière qui nous protège de l’extérieur est une prison…
Prenons soin de nos meutes.

Dirigeons-nous, à notre guise, sur cette planète
Et parcourons les chemins que nous choisissons.

Explorons librement les dangereuses forêts de la Vie.
Louves et loups n’attendent que nous pour grandir le clan !

ZEKA (1ermai 2020)

L’histoire ne se répète pas. Ce sont les hommes qui bégaient

L'histoire ne se répète pas ce sont les hommes qui bégaientA la fin de « l’ère de la catastrophe » — les trente et un ans séparant 1914 de 1945 —, un cri se répand à travers toute l’Europe : « plus jamais ça ! » Au moment où l’Europe se prépare à penser son futur, elle regarde vers son passé. Cet avenir ne revêt pas alors la forme d’une abstraction utopique, mais celle d’une mémoire. Nous avons tous pour habitude de résumer cette réflexion en prétendant qu’il « faut se souvenir pour que l’histoire ne se répète pas », ou bien en disant : « celui qui oublie les leçons de l’histoire est condamné à la répéter ».

Cependant, nous ne pensons pas qu’il faille se souvenir pour que tel drame ou que telle erreur ne soit pas reproduite, mais pour réorienter notre pensée et nos actions de façon à ce que le passé ne puisse pas se répéter.

Or nous savons aujourd’hui que les génocides se sont succèdés, au Cambodge, au Rwanda, en Bosnie et dans d’autres régions du monde, sous des formes évidemment différentes. Interrogeons-nous : est-ce la faute de notre mémoire ? Ou bien, la mémoire suffit-elle à ne pas répéter le passé ?

Si tu ne comprends pas, les choses sont ce qu’elles sont. Si tu comprends, les choses sont ce qu’elles sont.
— Proverbe bouddhiste.


Dessin reçu par mail.

VIVA LA LIBERTÉ ! Pour l’Émancipation Individuelle & la Libre-Association des Individus

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La Liberté ne peut être que TOUTE LA LIBERTÉ ; un morceau de liberté n’est pas la Liberté.
Max Stirner

Les mythes de l’Ordre et de la Nation

Nos sociétés et nos États existent, sans que nous les fassions, ils sont réunis sans notre assentiment, ils sont prédestinés, ils ont une existence propre, indépendante, ils sont contre nous, les individualistes, ce qui existe de façon indissoluble. Le monde d’aujourd’hui est, comme on dit, en lutte contre l’ « état des choses existant ». Cependant, on se méprend, en général, sur le sens de cette lutte, comme s’il ne s’agissait que de troquer ce qui existe actuellement contre un nouvel ordre qui serait meilleur.

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Plongée dans un état d’excitation et de terreur

La Chute de la Necropole

La Ville. Comme dans une aventure de Lemmy Caution, nos vies se mêlent aux faisceaux des autos qui passent, nos rêves s’habillent des grésillements des antennes, sous le regard bienveillant de la cité panoptique. La ville. Artères, bretelles, tunnels, parking sous-terrain, frénésie des voies rapides, ville d’ombres, villes bétonnées. Nature morte. Desseins grossiers. En un éclair, la ville ordinateur, la ville horloge, polymorphe et artificielle dévore nos dernières parcelles d’humanité.

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BAGELSTEIN : n’allez pas chez eux, leurs idées sont à vomir !

L’humour de Bagelstein n’est ni drôle, ni acceptable !

Publicité BagelsteinSous couvert de « blagues », l’enseigne véhicule des idées sexistes insultantes pour les femmes (et les hommes) et encourage les pires comportements : l’envers d’une blague de Bagelstein sur la disponibilité des femmes… c’est le harcèlement sexuel, dans la rue, au travail, à chaque instant de nos vies ! L’envers d’une blague de Bagelstein sur la versatilité des femmes « qui-ne-savent-pas-ce-qu’elles-veulent »… c’est le viol ! L’envers d’une blague de Bagelstein sur le déshonneur d’être trompé… c’est la surveillance maladive d’une femme par son conjoint, et parfois même le meurtre ! Nous affichons notre dégoût face à ce marketing sordide. Au regard de ce qui se cache derrière l’humour pourri de cette enseigne…

BOYCOTTONS BAGELSTEIN !

https://nantes.indymedia.org/articles/34882

Idéal qui germe sous nos pas, sous nos voix

Pancarte Révolution - ZeKa

L’État d’urgence en France a été prolongé jusqu’au 26 mai prochain. Incivilités, fraude ou acte terroriste, on y retrouve toutes sortes de délits dans un imbroglio chaotique. Les amalgames sont grossiers et révélateurs de la politique socialiste de notre époque, laquelle joue aujourd’hui le jeu de la droite et des extrêmes. Les multiples lois votées sous prétexte d’« antiterrorisme » n’ont abouti qu’à plus de fichages ADN, plus de surveillance, de prison pour les fraudeurs, de répression pour les mineurs, etc. Ces lois iniques sont promulguées avec un objectif unique, celui de criminaliser les quartiers populaires, les pauvres ou les mouvements sociaux et d’empêcher ainsi toute forme de contestation.
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La grande Banderolerie, une journée d’actions collectives et ludiques

Aéroport NON by ValK

Samedi 26 mars 2016, en marge de la grande Braderie et de son esprit un peu trop mercantile, la Ville de Nantes « accueillait » la Grande Banderolerie, un évènement ludique et créatif placé sous le signe de l’humour et de nos luttes partagées.

Journées d’actions décentralisées : la Grande Bandrôlerie de Nantes

Activistes (pas forcément zadistes), militants de tous âges ou simples Nantais curieux — il y avait même des enfants — s’étaient donc donné rendez-vous pour crapahuter dans les rues de Nantes et parer cette antique demoiselle de bien jolis atours : des banderoles peintes et décorées, des panneaux, des slogans pour rappeler le « NON » catégorique et inébranlable qui anime les opposants à l’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Car ce samedi 26 mars 2016 préfigurait aussi la fin des recours, date fatidique pour ces 11 familles et ces 4 agriculteurs résidant dans le bocage, sur la ZAD (Zone d’Autonomie à Défendre) de Notre-Dame-des-Landes et menacés d’expulsion, ainsi que veaux, vaches et cochons…

L’erreur est urbaine

Pour nos politiques actuels, tous les moyens sont bons pour transformer notre petite cité de caractère en une grande nécropole pleine de poussière. Car Nantes est une grande métropole. Et cette grande métropole a vocation de s’agrandir encore et encore. Le CNCA rappelait en 2013 que « pour obtenir cette « identité culturelle européenne » si chère à ses dirigeants, la ville n’a pas d’autres solutions que de faire du commerce son principe et sa substance. » Certains médias nantais, virulents adeptes du Greenwashing nous le rappelle d’ailleurs régulièrement.

LIRE AUSSI :

Ce scandale inhumain, qui consiste en la marchandisation perpétuelle de nos vies, l’individualisation de notre société et la destruction de notre bien le plus précieux : la Nature, se doit d’être combattu avec force. Hier, veille du Dimanche de Pâques, c’est par petits groupes, avec humour et intrépidité que nous avons exprimé nos convictions et recouvert les murs de la cité des Ducs. L’évènement, très peu relayé dans la presse locale a tout de même permis de fédérer une cinquantaine de participants qui ont sillonné le centre-ville de Nantes avec de jolies banderoles multicolores.
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Nantes – European Greed Capital

Nantes - European Greed CapitalL’article qui suit a été écrit contre le projet d’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes et il fait suite aux rencontres publiques avec le maire et son équipe qui avaient pour thème « Nantes Métropole : quels grands projets d’avenir pour la ville ? »

Bilan de ces 4 réunions : la mise en avant de Patrick Rimbert (maire de Nantes) et Johanna Rolland (1ere adjointe)… On y a surtout parlé d’expansion, d’aéroport et des 50 000 nouveaux logements prétendus sociaux que Nantes construit chaque année. Une petite opération de marketing à 300 000 € organisée par La Netscouade, dont le patron Benoît Thieulin fut directeur numérique de la campagne de Ségolène Royal en 2007. Bref, inutile de vous faire un dessin, ces 4 réunions à un an des municipales ont surtout permis une chose : celle de mettre la municipalité à l’abri du code électoral qui régit les dépenses durant l’année précédant les élections.

Nantais, habitants d’ici et d’ailleurs, on vous fait communément croire qu’il est difficile d’être heureux. Mais il serait aisé de le devenir si chez les hommes de pouvoir, les réflexions précédaient les actions. Les dirigeants de notre Région (tous entichés qu’ils sont d’expansionnisme effréné) ne savent pas ce que c’est que d’être citoyens. Ils gouvernent, façonnant ce fief à leur image. Et leurs actions, si petites soient-elles, ne se font jamais sans bouleversements.

Qu’est-ce que cet argument de la nouveauté péroré par nos journaux Mari-ligériens ? Où est la raison selon laquelle les choses, les idées nouvelles sont toujours supérieures aux anciennes ? Est-il nécessaire de nous étendre encore ? D’élargir nos frontières par de nouveaux jalons ?

Il faut croire que l’horizon actuel ne leur suffit plus pour qu’ils souhaitent encore échafauder ce nouvel aéroport. Ils nous parlent de temps lointains où la ville accueillera des millions de visiteurs par an. Ah ! Je me gaude de vos schémas étudiés pour les siècles à venir. Nous, citoyens, c’est le présent qui nous importe.

La Greed Capital 2013, consciente de sa nature et du monde environnant ne devrait-elle pas aborder son royaume avec vénération ? Par vos opérations sectaires et partiales, vous allez massacrer, saccager, épuiser et miner la nature de ce lieu. Assurément, vous tenterez d’éblouir nos yeux par de belles tirades mais je ne suis pas dupé par la douceâtre phraséologie de Nantes Passion. Nantes, Capitale de la verdure…

Pourquoi cette quête chimérique de grandeur ? Contre vos appétits naturels et sophistiqués, nous parlerons. La civilisation que vous nous proposez ne doit s’empoisonner d’une morale contraire à notre nature, elle ne saurait s’embarrasser d’obstacles ou de contraintes, ni entraver nos mouvements, ni s’adjoindre des craintes qui nous effraient.

Or, fourbes magnats et princes de carnaval, c’est pour vous seul que vous nous pétrissez comme vous l’entendez. Pliés de siècles en siècles, nous courbons sous le joug qu’une légion de pendard nous impose. Entraîné par les circonstances, livré en pâture aux espérances, nos esprits se noient, persuadés de rêves catéchisés. On nous entrave et on nous traîne à grands coups d’assommoir, vers des obstacles érigés à notre encontre.

À trop souvent vanter les mérites de vos félonies vous ne parviendrez plus à tromper l’œil vigilant de nos consciences. Que nous importe que vous nous rabaissez là où les autres nous élèvent, nous portons avec nous un appui. Oui, nos convictions nous suffisent.

N’y a t-il nulle part qu’ici plus de lumières acquises ? Pourquoi vouloir aller plus loin ? Cette contrée dont vous vous octroyez la garde est trop pleine de vos vices et vertus fallacieuses. Cette identité culturelle européenne doit-elle nous conduire à grossir nos frontières et à faire du commerce son principe et sa substance ? Peut-elle justifier l’extermination de la nature ?

Ingénieurs et meneurs, vous seuls avez le pouvoir de propager un nouveau système. Pourquoi vous y refuseriez-vous ? Pourquoi cet air arrogant ? Tyrans, puissants, nantis, quand chercherez-vous enfin à multiplier le bonheur de notre société ?

Nos vies ne sont pas des algorithmes

Les consciences solitaires se regroupent

Nos vies ne sont pas des algorithmesLes voies qui mènent à la découverte sont parfois complexes, et le hasard, né de cette faculté qu’ont les individus de deviner de façon intuitive ce qui est encore inconnu, s’immisce souvent dans ce cheminement.

icon pdfNos vies ne sont pas des Algorithmes
In French (PDF – 606 Ko)

Imaginez comment vous êtes arrivé ici : vous naviguiez sur la toile à la recherche d’une information, et de clics en clics vous voilà à lire cet article. Au départ, vous n’aviez jamais entendu parlé de ZeKa. Mais voilà, la sérendipité est la possibilité de découvrir des contenus inattendus, surprenants, originaux, qui vous apportent quelque chose tout en ouvrant de nouvelles perspectives.

Internet est le meilleur outil pour faire disparaître le hasard de nos vies. Sans forcément vous en rendre compte, lorsque vous visitez un site internet ou que vous naviguez sur un moteur de recherche, vos informations de géo-localisation sont enregistrées, l’historique de vos visites est analysée et une multitude de données vous concernant sont stockées dans de lointains serveurs. Sur votre téléphone portable, vos e-mails et vos courriers sont étudiés sémantiquement. En apprenant tout de vos goûts, de vos attentes, de vos envies, de vos habitudes et de vos fréquentations, en recommandant sans cesse les contenus qui vous plaisent, Internet finit, à terme, par vous proposer ce que vous attendez sans que vous ayez à bouger le petit doigt.

Cela vous apporte confort et commodité de navigation ? J’en conviens, Internet est un outil libre. Mais en poussant la méthode de la personnalisation jusqu’à son paroxysme, votre moteur de recherche préféré ne fera que bâillonner le web, en modérant la variété et la découverte, au profit d’une information que l’on vous recommande, servie sur un plateau. Alors, quel est le prix à payer pour la pertinence de vos recherche ? La capacité de calculer vos préférences, de transformer vos intérêts en algorithmes et vos désirs en suite de chiffres fini par bannir, progressivement, tout imprévu dans notre style de vie numérique.

Êtes-vous prêts à échanger votre vie difficile (mais passionnante) au profit d’un quotidien prévisible ? Un monde entièrement régi par des algorithmes n’est pas seulement terne et ennuyeux. C’est aussi le reflet d’une société commerciale parfaitement individualisée. Dans son roman Les Misérables, Victor Hugo fait état de « Ces grandes coïncidences dont l’Histoire est friande […] L’ordre des Choses ne peut se faire sans elles. » Aujourd’hui, les grandes coïncidences ne sont plus l’autorité. Même les plus petites !

Si tout devient formaté, nous perdrons cet enrichissement propre aux hasards. Pour évoluer tels des êtres Humains, nous avons besoin de toutes ces coïncidences, ces découvertes inattendues, ces rencontres fortuites avec l’inconnu. Elles nous inspirent et nous permettent de voir le monde différemment, elles apportent de nouvelles dimensions aux hommes. Nous ne pouvons vivre sans coïncidences, sans ces impondérables qui sont autant de richesses, pas même sur la toile.

En sauvant la sérendipité, nous sauverons nos âmes et ce qui nous distingue des machines.