La Haine, mal incurable

D’après C’’ Nabum – 27 août 2021.

Effets secondaires irréversibles. Aucun antidote possible.

Le Tonneau de la Haine Charles Baudelaire peinture John William Waterhouse les Danaïdes 1903De cette crise qui risque fort de s’éterniser tant tous les ingrédients qui y ont été distillés sont d’abord pensés pour fracturer la société, diviser les nations, insuffler la peur, la méfiance et la suspicion. Le mensonge a été le moteur premier d’une stratégie qui ensuite a visé à faire de l’argent de tout et surtout de nos vies.

Il a fallu avaler des couleuvres, renoncer à des droits, accepter des régressions immenses pour au final se contenter de n’être plus que des pions dans les mains d’apprentis sorciers. La science a voulu prendre le pouvoir, bien aidée par des politiques incapables de convaincre autrement que par la sanction, la menace et la contrainte. Depuis longtemps les pédagogues savent que ce sont les pires solutions pour obtenir l’adhésion de tous.

Puis la mayonnaise a fini par prendre en constituant deux camps, assez inégaux numériquement mais pareillement odieux dans leur manière de penser l’autre camp. Les chantres du miracle vaccinal vouent désormais les inquiets, les sceptiques, les hostiles, les réfractaires au vaccin à la mort lente, sans assistance médicale et avec tous les coûts à leur charge. Un sentiment d’une remarquable humanité, la même qui du reste laisse les pays pauvres à l’écart de la solution vaccinale. Ceux-là ont tout oublié de la solidarité, de la charité et de l’amour de leur prochain.

Les autres s’en prennent non aux décideurs mais à ceux qui œuvrent en conscience pour venir en aide aux autres : pharmaciens, infirmiers, médecins. Ils deviennent intolérants, niant aux autres le droit de ne pas penser comme eux. Ils se font ainsi aussi tyranniques qu’un pouvoir qui n’agit que par la contrainte. Pour ne pas être en reste dans la nouvelle empathie sanitaire, ils vouent les vaccinés à la mort sous le énième variant, enfant illégitime de vaccins mortifères.

Pour corser le tout, les références historiques pleuvent dans les deux camps avec une exagération qui n’a rien à voir avec la réalité d’une épidémie qui ne peut se comparer aux fléaux du passé. C’est une fois encore en jouant à plaisir d’une communication anxiogène et répétitive à la nausée que le pouvoir a voulu créer cette comparaison fallacieuse. Le Covid n’est ni la peste, ni le choléra, ni même la grippe espagnole. Mais en face, pour symboliser les dérives de l’Apartheid sanitaire, l’étoile jaune est venue ternir le débat. Comparaison indigne et sans aucun objet.

Cependant, la facilité des uns à bénéficier de droits désormais retirés aux autres atteste que le naturel revient vite au galop, qu’une majorité peut se penser légitime à bénéficier de droits qui sont interdits aux autres. C’est cette suffisance de ceux qui exhibent ce sésame de la honte qui entraîne des réactions plus exécrables encore chez ceux qui se sont exclus d’eux-mêmes de ce droit.

Dans les deux camps, à gauche, à droite, le même prosélytisme, la même morgue, la même certitude quasi-mystique en une pensée qui se prive radicalement du doute, de la raison, de la tolérance et de la sagesse. Tout ceci ne peut mener qu’à la fragmentation, au conflit, au pugilat et pire encore. Car il y a des dirigeants qui soufflent sur les braises, attisent l’incendie pour des fins électorales.

Il n’est pas de notre propos de savoir qui a raison et qui a tort. Nous croyons du reste que la vérité n’est pas si simple à débusquer dans ce maquis de contradictions et de données erronées, falsifiées et même fabriquées de toutes pièces chez les uns et chez les autres. Nous tenons simplement à vous mettre en garde et vous appeler à retrouver la raison.

La haine est un mal bien plus insidieux que cette maladie. Quand elle s’insinue ainsi, elle a des effets à long terme, souvent irrémédiables et terriblement nuisibles, parfois mortels. Nul ne sait qui pense tirer profit de cette plaie purulente qui touche désormais en profondeur toutes les composantes de notre réseau personnel : famille, amis, collègues, voisins, relations, inconnus… Nous sommes au bord de l’implosion et aucun vaccin ne viendra réparer cela.

Prophétiquement vôtre.

La Haine est le tonneau des pâles Danaïdes ;
La Vengeance éperdue aux bras rouges et forts
A beau précipiter dans ses ténèbres vides
De grands seaux pleins du sang et des larmes des morts,

Le Démon fait des trous secrets à ces abîmes,
Par où fuiraient mille ans de sueurs et d’efforts,
Quand même elle saurait ranimer ses victimes,
Et pour les pressurer ressusciter leurs corps.

La Haine est un ivrogne au fond d’une taverne,
Qui sent toujours la soif naître de la liqueur
Et se multiplier comme l’hydre de Lerne.

– Mais les buveurs heureux connaissent leur vainqueur,
Et la Haine est vouée à ce sort lamentable
De ne pouvoir jamais s’endormir sous la table.”

— Charles Baudelaire, Le tonneau de la haine, in Les Fleurs du mal (1857).

A-t-on encore le droit d’exercer son esprit critique en France ?

Exercer son esprit-critique en France

Les principes de liberté et d’égalité, de même que les droits humains fondamentaux, ne se discutent pas, ne se compromettent pas. Ils sont les socles de notre société politique et le vrai fondement de la cohésion sociale. La liberté d’expression est l’un de ces droits fondamentaux. Ceux qui tentent d’une façon ou d’une autre d’en empêcher l’exercice agissent contre la démocratie.

Dans une tribune exclusive publiée par Quartier Général, près de 2 800 chercheurs, universitaires, soignants, juristes, artistes et enseignants, dénoncent la censure inédite opérée autant par les médias que par les GAFAS au sujet de tout ce qui contredit le discours officiel sur le Covid. Chasse aux sorcières, règlements de compte, rien n’est épargné aux personnes qui contestent le bien-fondé du pass sanitaire, et réclament simplement plus de transparence concernant le processus vaccinal, ainsi qu’un débat contradictoire sur la stratégie sanitaire nationale.

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Passe sanitaire : quelle surveillance redouter ?

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La Quadrature du Net – Mediapart, le 19/08/2021.

Les critiques du passe sanitaire dénoncent unanimement un « danger autoritaire ». Assez justement, la CNIL elle-même présente ce danger comme « le risque d’accoutumance et de banalisation de tels dispositifs attentatoires à la vie privée et de glissement, à l’avenir, et potentiellement pour d’autres considérations, vers une société où de tels contrôles deviendraient la norme et non l’exception ». Prenons un instant pour détailler ce danger et répondre à la question : de quel type de surveillance le passe sanitaire est-il l’expression ?

Il existe déjà de nombreux « dispositifs attentatoires à la vie privée » contre la généralisation desquels nous luttons depuis des années : écoutes téléphoniques, fichage, caméras, drones, géolocalisation, logiciels espions… Pour comprendre et prévenir les dangers posés par le passe sanitaire, il faut le situer précisément au sein de cet écosystème. Certains outils de surveillance sont plus ou moins faciles à déployer, à plus ou moins grande échelle, de façon plus ou moins visible et avec des conséquences très variables. En comprenant dans quel mouvement technologique et à partir de quels outils pré-existants le passe sanitaire s’est construit, nous espérons lutter plus efficacement contre la banalisation du type de surveillance qu’il permet.

Contrôler pour exclure

Pour prendre du recul, décrivons de façon générale l’action que permet de réaliser le passe sanitaire : exclure de certains emplois, transports et lieux des personnes dont la situation diffère de certains critères fixés par l’État.

Formulé ainsi, ce mode de régulation n’a rien de nouveau. C’est notamment de cette façon que l’État français traite les personnes étrangères : l’accès aux transports vers le territoire national, puis l’accès au séjour et à l’emploi sur le-dit territoire n’est permis que si la situation des personnes étrangères est conforme à des critères fixés par l’État (situation personnelle familiale et économique, pays d’origine, âge…). Le respect des critères est vérifié une première fois en amont puis se traduit par la délivrance d’un titre : visa, cartes de séjour, etc. Ensuite, la police n’a plus qu’à contrôler la possession de ces titres pour contrôler la situation des personnes, puis leur ouvrir ou leur fermer les accès correspondants. En menaçant d’exclure du territoire ou de l’emploi les personnes ne disposant pas du bon titre, l’État déploie une lourde répression – les conséquences pour les personnes exclues sont particulièrement dissuasives.

Toutefois, jusqu’à peu, ce type de répression avait d’importantes limitations pratiques : les titres ne pouvaient être délivrés qu’avec un certain délai et à un certain coût, de nombreux policiers devaient être déployés pour les vérifier et certains policiers devaient même être spécifiquement formés pour en vérifier l’authenticité. Ces limitations expliquent sans doute en partie pourquoi ce type de répression s’est jusqu’ici centré sur des cas précis (tel que le contrôle des personnes étrangères) sans être systématiquement déployé pour gérer n’importe quelle situation que l’État souhaiterait réguler.

Le passe sanitaire est la traduction d’évolutions techniques qui pourraient supprimer ces anciennes limites et permettre à cette forme de répression de s’appliquer à l’ensemble de la population, pour une très large diversité de lieux et d’activités.

Passage à l’échelle technologique

Au cours de la dernière décennie, la majorité de la population française (84% en 2020) s’est équipée en smartphone muni d’un appareil photo et capable de lire des code-barres en 2D, tels que des codes QR. En parallèle, l’administration s’est largement appropriée les outils que sont le code-barre en 2D et la cryptographie afin de sécuriser les documents qu’elle délivre : avis d’imposition, carte d’identité électronique… Le code en 2D rend quasi-nul le coût et la vitesse d’écriture et de lecture d’informations sur un support papier ou numérique, et la cryptographie permet d’assurer l’intégrité et l’authenticité de ces informations (garantir qu’elles n’ont pas été modifiées et qu’elles ont été produites par l’autorité habilitée).

Si ces évolutions ne sont pas particulièrement impressionnantes en elles-même, leur concomitance rend aujourd’hui possible des choses impensables il y a encore quelques années. Elle permet notamment de confier à des dizaines de milliers de personnes non-formées et non-payées par l’État (mais simplement munies d’un smartphone) la mission de contrôler l’ensemble de la population à l’entrée d’innombrables lieux publics, et ce, à un coût extrêmement faible pour l’État puisque l’essentiel de l’infrastructure (les téléphones) a déjà été financée de manière privée par les personnes chargées du contrôle.

Désormais, et soudainement, l’État a les moyens matériels pour réguler l’espace public dans des proportions presque totales.

Une brique de plus à la Technopolice

La crise sanitaire a très certainement facilité ces évolutions, mais son rôle ne doit pas être exagéré. Cet emballement dramatique des pouvoirs de l´État s’inscrit dans un mouvement d’ensemble déjà à l’œuvre depuis plusieurs années, qui n’a pas attendu le coronavirus, et contre lequel nous luttons sous le nom de « Technopolice ». Il s’agit du déploiement de nouvelles technologies visant à transformer les villes en « safe cities » capables de réguler l’ensemble de l’espace public.

La Technopolice est l’expression d’évolutions technologiques qui, comme on l’a vu avec le cas du passe sanitaire, ont permis de rendre totales des formes de régulations qui, jusqu’alors, étaient plus ou moins ciblées. Prenons le cas emblématique des caméras : jusqu’à peu, la police était matériellement limitée à une politique de vidéosurveillance ciblée. Elle ne pouvait exploiter les enregistrements vidéo que pour analyser quelques situations ciblées, à défaut de pouvoir mettre un agent derrière chaque caméra 24 heures sur 24. De même, l’identification d’une personne filmée demandait des efforts importants.

Ces limitations ont depuis volé en éclat. La reconnaissance faciale rend presque triviale l’identification des personnes filmées (voir notre exposé). L’analyse automatisée d’images permet de détecter en continu tous les événements définis comme « anormaux » : faire la manche, être trop statique, courir, former un grand groupe de personnes, dessiner sur un mur… (voir par exemple les projets imaginés à Marseille ou à Valenciennes). Plus besoin de placer un agent derrière chaque caméra pour avoir une vision totale. Qu’il s’agisse du passe sanitaire ou de l’analyse d’image automatisée, dans les deux cas, la technologie a permis à des techniques ciblées de se transformer en outils de contrôle de masse de l’espace public.

Contrôle permanent des corps

Ce parallèle nous permet d’apporter une précision importante : qu’il s’agisse du passe sanitaire ou de la détection automatique des comportements « anormaux », ces systèmes ne nécessitent pas forcément un contrôle d’identité. Le logiciel d’imagerie qui signale votre comportement « anormal » se moque bien de connaître votre nom. De même, en théorie, le passe sanitaire aussi pourrait fonctionner sans contenir votre nom – c’est d’ailleurs ce que prévoyait la loi initiale sur la sortie de crise ou, plus inquiétant, ce que proposent désormais certaines entreprises en se fondant non plus sur le nom mais le visage. Dans ces situations, tout ce qui compte pour l’État est de diriger nos corps dans l’espace afin de renvoyer aux marges celles et ceux qui – peu importe leurs noms – ne se conforment pas à ses exigences.

Ce contrôle des corps se fait en continu et à tous les niveaux. D’abord pour détecter les corps jugés « anormaux », que ce soit par leur comportement, leur apparence, leur visage, leur statut vaccinal, leur âge… Ensuite pour contraindre les corps et les exclure de la société, que ce soit par la force armée de la police ou par des interdictions d’entrée. Enfin pour habiter les corps et les esprits en nous faisant intérioriser les règles dictées par l’État et en poussant à l’auto-exclusion les personnes qui ne s’y soumettent pas. Tout cela à l’échelle de l’ensemble de la population.

Une accoutumance injustifiée

L’adoption massive du passe sanitaire relève d’une bataille culturelle menée par le gouvernement visant à habituer la population à se soumettre à ce contrôle de masse. Cette accoutumance permettrait à l’État de poursuivre plus facilement sa conquête totale de l’espace public telle qu’il l’a déjà entamée avec la Technopolice.

Pourtant, paradoxalement, dans son format actuel, le passe sanitaire n’apparaît pas comme étant lui-même un outil de régulation très efficace. Il semble difficile d’empêcher les médecins qui le souhaitent de fournir des passes à des personnes qui ne devraient pas en recevoir. Et, quand bien même les passes seraient attribués aux « bonnes personnes », en l’état celles-ci peuvent facilement les partager avec les « mauvaises personnes ». Certes, la police entend réaliser des contrôles d’identité pour lutter contre ces échanges mais, si l’efficacité du système repose au final sur des contrôles de police aléatoires, il n’était pas nécessaire de déployer des mécanismes de surveillance de masse pour aller au-delà ce qui se fait déjà en la matière, par exemple avec les ordonnances manuscrites délivrées par les médecins que la police peut vérifier en cas de soupçons. Cela permettrait au moins de diminuer les risques d’accoutumance à un nouveau système de contrôle de masse.

Hélas, il semble plus sérieux d’envisager le scénario inverse : l’inefficacité du passe sanitaire pourrait servir de prétexte pour le perfectionner, notamment en permettant aux contrôleurs non-policiers de détecter les échanges de passe. Comme vu plus haut, certains proposent déjà un nouveau système affichant le visage des personnes contrôlées. Une telle évolution nous livrerait la version pleinement aboutie et efficace du système de contrôle de masse rêvé par la Technopolice – et la police n’aurait presque plus à travailler pour contrôler les passes.

Obligation de prouver la nécessité

Même dans son format le plus sophistiqué, l’efficacité du passe sur le plan sanitaire resterait toujours à démontrer – il demeure de nombreuses incertitudes, que ce soit sur la valeur des tests au bout de 72 heures, sur le taux de transmission même une fois vacciné, sur le cas des nouveaux variants, sur l’efficacité de la contrainte pour inciter la population à se faire vacciner, ou sur la durée de validité à retenir pour les tests de dépistage.

Au plan juridique et politique, et tel que nous l’avions rappelé pour StopCovid, l’État est soumis à une règle simple mais fondamentale : il a l’obligation de prouver qu’une mesure causant des risques pour les libertés fondamentales est absolument nécessaire avant de la déployer. Dans notre cas, non seulement le gouvernement n’a pas encore démontré l’efficacité du passe sanitaire mais, plus grave, il a refusé de déployer ou de tester l’efficacité de mesures alternatives qui ne causeraient aucun risque pour les libertés (telles que des campagnes de communication bienveillantes, transparentes et non-paternalistes pour inviter à se faire vacciner), ou des mesures complémentaires ambitieuses (tel que le déblocage de financements pour permettre le dédoublement des salles de classe et leur aération, ce que le gouvernement à tout bonnement écarté).

Conclusion

Résumons : le passe sanitaire illustre des évolutions technologiques qui permettent à un mode de répression ancien (la répression par l’exclusion, illustrée notamment par le contrôle des personnes étrangères) de passer d’une échelle relativement restreinte à une échelle presque totale, concernant l’ensemble de la population et de l’espace public, afin de renvoyer à ses marges les personnes qui ne se soumettent pas aux injonctions de l’État.

Si, aujourd’hui, ces injonctions ne sont que d’ordre sanitaire, il faut encore une fois redouter que ce genre d’outil, une fois banalisé, soit mis au service d’injonctions dépassant largement ce cadre. Cette crainte est d’autant plus pesante que ce processus a déjà commencé au sein de la Technopolice, qui esquisse d’ores et déjà un mode de régulation social fondé sur la détection et l’exclusion de toute personne considérée comme déviante ou comme ayant un comportement « anormal » aux yeux de l’État et des entreprises de sécurité qui définissent ensemble et de manière opaque les nouvelles normes de comportement en société.

Dernier rappel stratégique : si le gouvernement français se permet d’imposer de tels outils de détection et d’exclusion des personnes qu’il juge indésirables, c’est notamment car il peut reprendre à son compte, et redynamiser à son tour, les obsessions que l’extrême droite est parvenue à banaliser dans le débat public ces dernières années afin de traquer, de contrôler et d’exclure une certaine partie de la population. La lutte contre les risques autoritaires du passe sanitaire serait vaine si elle ne s’accompagnait pas d’une lutte contre les idées d’extrême droite qui en ont été les prémices. La lutte contre le passe sanitaire de doit pas se faire avec, mais contre l’extrême droite et ses obsessions, qu’elles soient dans la rue ou au gouvernement.


Source : La Quadrature du Net

[Récit d’expérience] Absorption de microdoses de LSD en manif

acid

Dans ce contexte insurrectionnel, la pratique de l’expansion de la conscience et de l’énergie représente aussi de fait une possible stratégie opérationnelle avancée pour combattre l’idéologie bourgeoise d’une société technocratique avancée. Les « drogues » au sens strict […] sont un mythe publicitaire longtemps lié au mode de production du capital et n’ont rien de commun, en matière de danger, avec les drogues qui impregnent la vie quotidienne. Le mythe de la science qui mesure la morphine en centimètres cubes mesure à la fois la misère d’une société dont l’idéologie – expression du pouvoir dominant – tente désespérément de miner la théorie révolutionnaire […] — Aa.vv, Ma l’amor mio non muore : origini documenti strategie della cultura alternativa e dell’underground in Italia, Arcana editrice, Novembre 1971

Dans un article publié sur le site de la Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies, qui concerne l’absorption de microdoses de LSD pendant la pratique de sports extrêmes, on lit : « Pratiquement tous les athlètes qui apprennent à utiliser des dosages psycholytiques de LSD croient que l’utilisation de ces composés améliore à la fois leur endurance et leurs capacités. Selon les rapports combinés de 40 années d’utilisation par les sports extrêmes underground, le LSD peut augmenter votre temps de réflexe à la vitesse de l’éclair, améliorer votre équilibre jusqu’au point de perfection, augmenter votre concentration jusqu’à ce que vous expérimentiez la “vision tunnel” et vous rendre impassible à la faiblesse ou à la douleur. À cet égard, les effets du LSD dans la communauté des sports extrêmes sont en effet légendaires, universels et sans contestation. »

La thèse de l’auteur, J. Oroc, est la suivante : la pratique du microdosage de drogues psychédéliques est courante chez ceux qui pratiquent des sports extrêmes parce qu’elle ne met pas en danger leurs consommateurs. Au contraire, il semble que l’effet sous-seuil, c’est-à-dire inférieur au seuil d’apparition des altérations des perceptions sensorielles, donné par la microdose de LSD, aide les consommateurs à mieux se concentrer, à mieux percevoir leur corps, et permet donc non seulement d’obtenir une meilleure performance, mais aussi de tirer un plaisir accru de leur expérience sportive (souvent pratiquée dans des paysages naturels).

La situation à laquelle je me réfère ci-dessous est un autre exemple concret confirmant la thèse d’Oroc et de la communauté sportive américaine. Je vais raconter brièvement l’expérience de trois situations différentes qui se sont déroulées dans les rues de Paris, rigoureusement abordées à l’aide d’une très petite dose de LSD.

Les résultats des « expériences » rapportées dans cet article n’ont, bien sûr, rien de scientifique au sens strict. Ce texte est le résultat de la volonté d’un individu et les sensations sont principalement issues de l’expérience subjective. Néanmoins, il est important de souligner qu’aujourd’hui, plus que jamais, une réappropriation d’un savoir-faire lucide concernant l’utilisation des psychédéliques est nécessaire. Un tel amas de connaissances et de pratiques est depuis longtemps tombé entre les mains du Capital et de ses acolytes. En effet, alors que nos mouvements se tordent volontiers le cerveau avec des questions d’une importance relative en s’éternisant sur les habituelles guerres de chapelle, ils oublient que l’expérience psychédélique a constitué un moment-clé dans l’expérience du prolétariat de la jeunesse dans les années qui ont précédé la crise de 1977. Il est peut-être temps de reprendre en main cette histoire et d’en faire partie de nouveau ?

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[ACTA.Zone] Pandémie, Vaccin, Passe sanitaire : pour une position révolutionnaire

évasion

Pourquoi donc notre camp cède t-il à cette tendance absurde qui renvoie dos à dos, sous l’appellation de « complotisme », les positions suprémacistes paranoïaques voire ésotériques, et les simples propensions à mettre en doute les récits hégémoniques, parfois sous forme d’une critique édentée du capitalisme et des formes contemporaines de contrôle social ? — Acta.zone, 25 juillet 2021

Face à l’ampleur des polarisations actuelles – souvent réduites à des conflits entre « pro » et « anti » vax – il est bien difficile d’adopter une position politique claire. D’un côté, une défiance importante contre le pass sanitaire et l’obligation à demi-mot de la vaccination se répand, entraînant des milliers de personnes dans les rues partout en France. De l’autre, une position de méfiance d’une partie de la gauche radicale envers ces mobilisations, qui la pousse au retrait, aux motifs indéniables qu’une partie de l’extrême-droite est à l’avant-garde des mobilisations contre la généralisation vaccinale ou encore que le confusionnisme, à tendance négationniste, traverse certains discours et symboles promus, en particulier les analogies avec la Shoah ou l’apartheid.

Si dans ces rassemblements, le fond de l’air paraît plus bleu (bien foncé) que rouge, le non-interventionnisme – qui se déploie dans une partie de la gauche radicale – sur les problématiques fondamentales de la surveillance de masse et de toutes les conséquences induites par la nouvelle mesure gouvernementale a de quoi interroger. Tout particulièrement à moins d’un an des élections présidentielles et des promesses de l’ombre qu’elles nous font déjà.

Reportage audio réalisé lors de la manifestation parisienne du 24 juillet contre le pass sanitaire :

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Citoyens de seconde Zone & Contrôle Absolu

Seconde zone

Chaque fois qu’un régime d’exception despotique est instauré et que les garanties constitutionnelles sont suspendues, il en résulte — comme cela s’est produit sous les (trop) nombreux régimes fascistes de notre histoire commune — la discrimination d’une catégorie d’humains, relégués au rang de citoyens de seconde zone. Car il est évident que c’est là un des objectifs de la création de ce qu’on appelle le passe sanitaire. Ce n’est pas le seul et nous y reviendrons plus loin.

Qu’il s’agisse d’une discrimination fondée sur des convictions personnelles — et non sur la base d’une certitude scientifique objective — est prouvé par le fait que dans le domaine scientifique, les débats sont toujours en cours quant à la sécurité et l’efficacité de ces nouveaux vaccins, ce qui, selon l’avis de nombreux médecins et scientifiques, ne devrait pas être ignoré. Ces produits ayant été créés dans l’urgence et sans tests adéquats ne permet ni de garantir leur efficacité, ni leur innocuité.

Malgré cela, ceux qui s’en tiennent à leur conviction libre et fondée et refusent de se faire vacciner seront exclus de la vie sociale. Que le vaccin se transforme ainsi en une sorte de symbole politico-religieux visant à créer une discrimination entre les citoyens est évident. Un fait dont la gravité politique ne devrait être sous-estimée. Que devient un pays dans lequel se crée une classe discriminée ? Comment accepter de vivre avec des citoyens de seconde zone ? La volonté de discriminer est aussi vieille que la société elle-même et nous avons toutes et tous pu constater comment de telles formes de discrimination étaient présentes dans nos sociétés dites démocratiques ; mais que ces discriminations factuelles soient sanctionnées par la loi est une barbarie que nous ne pouvons accepter.

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Mais le passe sanitaire ne constitue pas seulement, pour celles et ceux qui ne l’ont pas, une discrimination. Car au travers de ce sésame vert, l’objectif inavoué de nos gouvernements est, en réalité, un contrôle méticuleux et inconditionnel de tout mouvement des citoyens, semblable au passeport intérieur, la Propiska que chaque Russe devait avoir pour se déplacer d’une ville à l’autre dans le régime soviétique. Dans notre cas, cependant, le contrôle est encore plus absolu, car il concerne tout déplacement du citoyen, qui devra désormais montrer son laissez-passer à chaque fois qu’il se déplace, même pour aller au cinéma, assister à un concert ou s’asseoir à la terrasse d’un café ou dans un restaurant.

Paradoxalement, le citoyen non-enregistré sera beaucoup plus libre que celui qui a un passe sanitaire, et ce devrait être la masse même des citoyens détenteurs de cet odieux sésame qui devrait maintenant protester et se rebeller. Car désormais ils seront comptés, surveillés et contrôlés dans une mesure sans précédent, mesure jamais acquise même dans les régimes les plus totalitaires. Il est important de noter que la Chine a annoncé qu’elle maintiendrait ce système de suivi et de surveillance même après la fin de la pandémie. Comme il devrait être évident, avec le passe sanitaire, que ce n’est nullement la santé mais bien le contrôle de la population qui est en jeu. Tôt ou tard, même le public partisan du passe sanitaire le comprendra à ses dépens. Il sera pour lui, hélas, bien trop tard pour espérer revenir en arrière…

Note personnelle

Ex-habitant d’une autre zone, je suis et reste un citoyen de seconde zone depuis que j’ai rejeté en bloc le récit dominant de l’histoire en cours, la science, la technopolice, le fonctionnement du monde capitaliste et sa réalité, bien avant la farce covidienne. C’est pourquoi je vis en marge de ce monde pour en tirer quelques avantages, mais dès que je le peux, je plonge et nage librement dans mon propre récit, infiniment plus vaste et stimulant, et dont je reviens toujours enrichi.

Pour la quiétude de la vie & le respect de la biodiversité

petite pie libérée

En France, 20 espèces d’oiseaux sont encore chassés et piégés alors que leur population ne cesse de décroître. Cest le cas notamment de la tourterelle des bois qui a perdu 80% de sa population. Hier au soir, sur la commune de Plessé (Loire-Atlantique), nous avons libéré quatre pies d’un piège octogonal meurtrier installé par un agricult(u)eur. Trois des oiseaux se sont envolés à tire-d’aile, le quatrième, moins chanceux, avait la queue brisée…

Comble de l’aberration, cet agriculteur, un des plus gros industriels en production laitière sur la commune est labellisé… agriculture biologique ! C’est chez ce même individu que nous avions, le mois dernier, sauvé in extremis un chat d’une horrible noyade dans une fosse à lisier grillagée… de 3 m de profondeur. De ce sauvetage une question demeure : que faisait-il ici ?

Abomination écologique, monstruosité du point de vue éthique, le piégeage est une pratique atroce et pourtant légale. Le massacre de la chasse, la guéguerre permise aux hommes en temps de paix, en est de même ! Pourtant, nous continuerons de détruire les pièges et les installations de chasse, où qu’ils soient et quelques soient les réglementations en vigueur.

Pour la vie !
Pour l’abolition du piégeage et de la chasse !

Plesséole : STOP au projet d’éoliennes à Plessé !

Le Dresny Plessé

Reçu par mail.

Des citoyens qui s’étaient déjà impliqués dans les parcs éoliens citoyens Bégawatts et Isac-Watts ont décidé d’en impulser un sur notre belle commune, Plessé, en Loire-Atlantique. Derrière un discours « écolo » et soi-disant « citoyen » se cache une toute autre réalité que la plupart d’entre nous refusent encore de voir. Un éclaircissement s’impose :

Les industriels, de façon à pérenniser leurs marchés, doivent s’adapter à un discours écologiste, via le développement de concepts tels que le « développement durable » (un oxymore que nous dénoncions dans cet article). Manipuler la sémantique de l’écologie permet donc d’invisibiliser des processus industriels qui n’ont rien à voir avec les notions utilisées.

La mise en avant de l’énergie éolienne fait partie de ces processus. En effet, en s’intéressant de plus près à qui bénéficie et participe à l’implantation de sites d’éoliennes, nous nous retrouvons face aux mêmes acteurs faisant la promotion du nucléaire ou autres immondices industriels. Tout est prévu pour faciliter l’ouverture d’un marché financier juteux qui n’a rien à voir avec une recherche d’autonomie énergétique impliquant un minimum d’impact sur l’environnement. Il en est de même, hélas, pour les parcs dits « citoyens. »

Un impact destructeur sur les écosystèmes

Une éolienne, c’est entre 1 300 et 2 400 tonnes de béton armé (et les machines qui vont creuser les trous, broyer la terre, aplatir les sols, pulvériser des millions d’individus végétaux et d’insectes), un pylône en acier de 100 mètres et des pales gigantesques en plastique (non recyclable évidemment). L’éolien ce n’est pas de l’écologie, c’est de l’industrie. De plus, l’énergie produite par le futur parc sera envoyée directement dans le réseau national de RTE. Impossible alors pour les habitant·es de Plessé de savoir si l’énergie qu’iels consommeront vient réellement de leur joli parc éolien…

Aujourd’hui toute marchandise est « verte », « écologique », « durable »… L’écologisme ce sont de nouvelles entreprises, l’exploitation de nouvelles sources d’énergie, des entreprises de recyclage, des bâtiments aux nouvelles normes à construire, etc. Le développement durable ça rapporte. Les éoliennes, les panneaux solaires, les banques éthiques… autant de nouvelles perspectives de profit. De plus, le discours écolo vient à point pour faire passer des augmentations des taxes et autres ponctions sur les salaires, etc. Quoi de mieux que de se servir de réels problèmes pour faire augmenter le taux d’exploitation ? Vive le capital (sic) !

Idéologie écologique

L’écologisme n’est pas quelque chose de nouveau mais en quelques décennies c’est devenu le centre de campagnes de plus en plus envahissantes. Toutes sortes de colloques, conférences, sommets, tous les rouages de l’État se mobilisent pour nous embrigader dans ces campagnes.

Mais les réponses de l’État sont aussi idiotes qu’assassines. Halte à la croissance, pour la décroissance, et la croissance « durable ». C’est oublier que tout capital ne survit qu’en s’accroissant, en se reproduisant de façon élargie et en n’obéissant qu’à son profit immédiat !

Vers la non-remise en cause de notre Système

De plus, il est demandé à des communes peu consommatrices d’énergie (les sites d’implantation d’éoliennes sont habituellement en milieu rural) de subir les excès des zones urbaines saturées. Nous n’allons donc pas dans le sens d’une remise en cause de notre façon de consommer mais bien dans une course sans fin à la conquête de nouvelles ressources jusqu’alors laissées intactes. Proposer une énergie « 100% renouvelable d’ici 2050 » est le rêve de tous les industriels du Système capitaliste actuel.

Il s’agit donc toujours de préserver le capital, son développement, sa capacité à faire du profit. Il nous faut cesser de croire qu’il pourrait être efficace de mettre des pansements sur un corps pourri à la base. De cette façon, nous ne touchons jamais à la racine du problème. Des pansements tel que le « recyclage » ou les énergies « renouvelables » ne changeront rien, au contraire. La saloperie continuera à s’entasser ! Les armes continueront à être produites pour mener la guerre du profit !

Au lieu d’arrêter cet engrenage, nous y apportons sans cesse un peu plus de graisse, encore et encore. Mais cette graisse est « verte », « écologique » et « durable ». Capitalisme à visage humain, économie verte, commerce équitable… tous les termes sont bons pour nous faire croire à un capitalisme bio-éthique à développement durable ! Faire durer le système et que le profit qu’il en tire soit durable ! Voilà bien le seul mobile de toutes ces campagnes moralisantes.

Pendant des siècles, la bourgeoisie nous a fait bouffer du progrès à toutes les sauces sous les auspices de la déesse Science. Le capital a développé la camelote à tout va. Aujourd’hui, les politiques nous répètent que notre confort coûte cher et ils nous gavent de sciences du recyclage, du souci d’économie de l’énergie, de sauvegarde de la planète, de développement durable, de simplicité volontaire, etc. Le capital veut laver plus blanc que blanc. Sous le goupillon de l’écologisme, l’humanitaire et de l’éthique, tout pourrait retrouver un sens moral pourvu qu’on y mette un peu du nôtre. La bourgeoisie ne cherche qu’à se blanchir de ses guerres et de sa responsabilité d’avoir conduit le monde à la catastrophe.

L’État se fait écologiste parce qu’il ne peut pas nier la catastrophe générale et qu’il doit mettre en place des chicanes afin d’éviter que tout n’explose — et notre colère en premier.

Mais alors que faire ?

Allons à la racine des choses : il faut détruire le capitalisme. Battons-nous ensemble pour sa destruction. Cette « solution » de l’éolien et du renouvelable est capitaliste. Elle ne résout rien du tout. Elle s’oppose même à notre lutte collective. Soyons ensemble car il n’y a pas de solutions individuelles.

NON à celleux qui espèrent créer un monde meilleur en s’enfermant dans une entreprise « durable », « éthique » et « bio » ! NON au comportement de l’autruche qui met sa tête dans le sable et ne veut pas voir dans quelle merde elle vit !


Des habitant·es de Plessé qui refusent de se cacher derrière des solutions qui n’en sont pas et qui nous divisent.

Photo : le site d’implantation du futur parc éolien Plesséole…

Police raciste, Dérive fasciste : Ne nous laissons pas (anti)terroriser !

En prison pour des opinions

Ce texte revient sur l’Affaire du 8/12, ce coup de filet Qui Tombe à Pic témoigne des dérives fascistes qui nous concernent tou·te·s. Elle montre encore une fois qu’il est possible pour la police, grâce à l’outil antiterroriste, d’emprisonner des militant·es (et assimilé·es) pour de « vagues soupçons » d’intentions de « s’en prendre aux forces de l’ordre ». Nous pensons important de mettre en perspective cette affaire avec la remontée des fascismes — et du fascisme d’État — en France (articulés autours de l’islamophobie, le nationalisme et l’antiterrorisme) et les collaborations avec le régime turc, dont la répression des kurdes résidant en France.

Depuis plus de 24 semaines maintenant, 7 enfants, frangin·es, ami·es et camarades arraché·es à leurs proches, sont inculpé·es pour « association de malfaiteurs terroristes » (AMT). Trois d’entre elleux sont encore emprisonné·es sous régime « terroriste » (Détenus Particulièrement Signalés), et un à l’isolement. Il s’agit-là de ce que l’on appelle cyniquement la « torture blanche » : interrogatoires quotidiens, interdiction de boire, de manger, de dormir, éclairage sous des néons 24h/24 et 7j/7, une pression psychologique terrible et bien vénère. La Police les soupçonne d’avoir eu l’intention de planifier des « actions violentes » contre la Police. La boucle s’est bouclée sur les Inculpé·es du 8/12.

À propos des incarcérations du 8 décembre, avec le Comité de soutien aux inculpé-e-s du 8/12 de Rennes : https://hearthis.at/radiopikez/acentrale-060221-pikez/

Les Forces de quel Ordre ?

En quelques mois, nous avons vu l’État passer des lois sécuritaires et islamophobes au nom de la République, imposer un contrôle policier général au nom de la santé de la Nation, hurler contre l’islamogauchisme et emprisonner nos ami·es au nom de l’Antiterrorisme. Nous voyons aussi les avant-gardes néo-fascistes multiplier les attaques (Action Française, Loups Gris, Génération Identitaire, membres de la Police Nationale, anciens-militaires, etc.) contre des manifestations, des mosquées, des squats, des exiléEs, des universitaires, des librairies…

Un des inculpé·es du 8/12, en Quartier d’Isolement depuis bientôt 6 mois maintenant, était sous surveillance depuis son retour du Rojava en 2018. Tous les éléments « pro-kurde » trouvés lors des perquisitions ont été saisis (quelques affiches, livres ou brochures) et utilisés “à charge” par l’a-Justice, comme par exemple cette interview de Zehra Dogan publiée par la revue Ballast : « Un jour nous vaincrons ». 1

Criminaliser toute forme de contestation

De manière systématique et graduelle, la France organise une criminalisation violente de sa population. Qu’elle soit racisée, révoltée, et/ou appauvrie. Elle use de l’outil antiterroriste pour étendre le domaine du non-droit et soumettre le peuple à des désirs punitifs et des peurs. Enfin, elle psychiatrise la déviance, la marginalité et la révolte.

L’ « islamo-gauchisme », le « racisme anti-blancs », l’ « ultragauche », les « valeurs de la république », le « délit de solidarité » ou de « séparatisme » … sont autant d’indices logiques du désastre prévu que nous vivons en direct. La pénétration croissante des thèmes conçus par l’extrême-droite dans le débat public et dans la presse est un prémisse de mauvaise augure, maintes fois décrit comme étape préliminaire à l’avènement d’un régime fasciste.

La production médiatique méticuleuse de “menaces” (« ultragauche », « immigration », « islam politique”, « racialisateurs », etc.) fonctionne chez beaucoup de gens, les rendant complices inconscients de la nécrose républicaine. Et pour ce qui est des milieux de gôche, parlons-en ! Nous sommes bien loin des déclarations de François Hollande affirmant en 2008 au sujet de Tarnac :

Au nom d’une cause juste – lutter contre le terrorisme – on est en train de faire des amalgames et des confusions. Celui qui n’est plus dans la norme, qui peut avoir un comportement déviant, peut être assimilé à un terroriste, ce qui est une atteinte grave aux libertés. »

Comment se fait-il qu’un des plus grands traîtres de l’histoire du socialisme, tienne des propos bien plus critiques sur l’antiterrorisme que la plupart de la gauche radicale aujourd’hui ? Avons-nous oublié que le terme de “terrorisme” vient de la Terreur d’État, théorisée dans la philosophie politique au fondement même de la République française, et ayant servi de modèle dans le monde entier ?

La terrorisation démocratique (Guillon 2009) est au fondement même de la politique étatique. « L’antiterrorisme n’a pas vocation à anihiler un certain niveau de violence, mais un niveau de dissidence politique. »

Cette apathie des « progressistes » de tous bords pour la critique de l'(anti)terrorisme ; à l’heure du rebasculement de l’État dans ses racines fascistes; est la résultante de l’efficacité de l’antiterrorisme et d’une radicalisation de la République. Six années d’État d’Urgence, de lois sécuritaires et de défaites sociales auront réussi à faire de toutes les aspirations, – hors et au delà de la « république » – des aspirations « séparatistes » ou « extrémistes » : alors que l’État se radicalise, toutes les autres formes de radicalisations nécessaires (écologistes, féministes, antispécistes, anti-racistes, décoloniales, etc…) peuvent tomber sous le vaste joug de l’antiterrorisme. En témoignent les approbations nauséabondes de l’élite politicienne à la récente tribune des militaires, inspirés par le fasciste Renaud Camus (théoricien du « Grand Remplacement ») Ou encore les soutiens aux défilés de flics.

Qu’en sera-t-il bientôt chez nous ?

À l’heure où les masses statistiques jouissent déjà de l’écrasement des ZAD, s’indifèrent [ou se réjouissent] des milliers de meurtres aux frontières de l’Europe, mais pleurent la perte d’un flic, le pire est déjà-là. L’antiterrorisme est la même marionnette d’un pouvoir dissimulant ses propres horreurs. Et le gouvernement continue de doter l’a-Justice des outils pour terroriser les minorités culturelles et les dissidences politiques, ainsi que leurs soutiens.

Un de ses derniers outils, la loi séparatisme, prévoit une peine de 7 ans de prison et 100 000€ d’amende « le fait de provoquer directement à des actes de terrorisme ou de faire publiquement l’apologie de ces actes ». Nous vivons le moment de l’épuration vitale d’un pouvoir qui se doit d’être l’Unique quand prendre d’autres chemins n’a jamais été aussi désirable. Là où nos sens ne demandent qu’à s’en séparer ; tout savoir, toute critique, toute différence et toute liberté sont méticuleusement comprimé·es dans Un futur autoritaire. À l’heure où il est plus que nécessaire de rompre avec les racines marchandes et coloniales de notre société, l’État ne supporte plus aucune critique profonde, aucune dissidence, aucune pluralité radicale. Dans son délire autoritaire, il impose de choisir un camp : Charlie ou terroriste ? Patriote ou séparatiste ?

Brandir la « menace d’ultragauche » et ses « projets d’actions violentes » participe de cette stratégie. Tout comme la mémoire des victimes des attentats sont souillés par le gouvernement, empaillés pour servir ses intérêts. Être gouverné sera toujours être marionnette. Samuel Paty [paix à son âme] ne restera dans l’histoire qu’une malheureuse aubaine pour un gouvernement liberticide. L’article 18 de la loi Séparatisme (sensé empêcher qu’un meurtre identique ne se répète) prévoit de punir la « diffusion d’informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle d’une personne permettant de l’identifier ou de la localiser ». Elle prévoit jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 € d’amende lorsque la personne visée est dépositaire de l’autorité publique. Nul doute qu’elle sera utilisée pour les personnes pratiquant le copwatching ou la vigilance antifasciste. Et nul doute que cela n’empêchera pas d’autres meurtres. Le terme « séparatisme » est d’ailleurs entré pour la première fois dans le droit français en 1937, sombre époque où la police fusillait syndicalistes et communistes lors de la contre-manif de Clichy qui voulait empêcher un rassemblement d’extrême-droite.

Autorisation d’un rassemblement fasciste et répression des contre-manifestant·es, ça ne vous rappelle rien ? À Rennes par exemple, c’étaient les néo-fascistes de l’action française, [les mêmes qui ont attaqué le centre culturel islamique de Villjean à deux reprises], qui tabaissaient des pro-PMA et des membres de la communauté LGBT lors de la contre-manif pour tous il y a quelques mois.

Mais il reste des gentes, dans le monde entier, que cet Ordre du monde répugne, sensibles et hostiles face aux saccages et à l’immonde. C’est ce qu’on reproche aux inculpé·es du 8/12 qui ont cela en commun, et plus que jamais aujourd’hui — de voir au delà du mirage. C’est ce qu’o reproche aux militant·es en général, de tendre à faire sécession avec l’Ordre qui nous est imposé. C’est aussi ce que font les composantes de la révolution écologiste, féministe et communaliste en cours au Rojava, contre deux régimes fascistes : l’État Islamique et la Turquie. Et ce sont aujourd’hui des personnes qui militent pour ces rares « étincelles d’espoir » qui sont victimes de la terrorisation démocratique.

Pour que le monde ne devienne pas une prison : Abrogation des lois Antiterroristes, Abolition de la Police, de la Prison et du système Pénal !

Jin, Jiyan, Azadî !

Abolir Frontex et le régime des frontières de l’UE !

Abolish Frontex

Stop the War on Migrants et AbolishFrontex sont des campagnes contre les politiques actuelles de l’UE en matière de frontières et de migration. Elles se concentrent sur la manière dont l’UE militarise la sécurité des frontières, à la fois à ses propres frontières (extérieures) et dans les pays tiers, et les sociétés d’armement et de sécurité, telles qu’Airbus et Thales, font pression et en profitent.

Ces deux campagnes réclament la fin de la sécurité aux frontières, des détentions et des expulsions, et la création d’itinéraires sûrs pour les réfugié·es, de bons abris ainsi qu’une importante remise en question sociale et environnementale pour éliminer les causes qui forcent les gens à fuir.

Arrière-plan

L’UE mène une guerre contre la migration, qui est également au cœur de la politique étrangère de l’UE. La migration est perçue comme une menace pour la sécurité, plutôt que comme un problème humanitaire et politique. La réponse de l’UE à cette « menace » consiste à militariser la sécurité des frontières, à la fois aux frontières extérieures de l’UE et dans les pays tiers, pour arrêter les réfugiés déjà en route vers l’Europe. Cela comprend l’envoi de forces armées aux frontières, l’érection de barrières de sécurité (avec toutes sortes de technologies de surveillance et de détection), l’utilisation croissante de systèmes autonomes (drones, intelligence artificielle, reconnaissance faciale, etc.), l’utilisation de moyens militaires par la police des frontières, des opérations (para)militaires de Frontex en Méditerranée, l’opération Sophia devant les côtes libyennes, avec le soutien de l’OTAN, et la formation et la fourniture d’équipements militaires aux gardes-frontières dans les pays tiers.

L’industrie militaire et de sécurité européenne a été très influente dans la définition de ce discours qui fait le lien entre migration et sécurité et dans l’élaboration des politiques pour y répondre. Les grandes entreprises d’armement et de technologie, en particulier Airbus, Thales, Leonardo et Indra, ainsi que les organisations de lobbying, telles que l’Organisation européenne pour la sécurité (EOS), ont été très efficaces pour faire pression sur l’UE. Grâce à d’innombrables réunions avec des représentants de l’UE, des tables rondes avec la participation de commissaires européens, la production de documents de lobbying, etc., ils ont réussi à faire avancer leur programme. Cela est particulièrement visible, notamment dans la façon dont le financement de la R&T sécuritaire (et désormais militaire) par l’UE est presque entièrement basé sur des documents de conseil des organes de consultation installés par l’UE, dans lesquels ont joué des représentants des entreprises d’armement et des instituts de recherche militaire. Ces entreprises y jouent un rôle de premier plan.

Outre les dépenses croissantes de l’UE pour ses propres mesures de sécurité aux frontières, l’UE finance des achats de sécurité aux frontières par les États membres de l’UE et par des pays tiers, principalement en Afrique, pour lesquels les budgets de la coopération au développement sont pillés. L’industrie militaire et de sécurité est le principal bénéficiaire de ces dépenses. Ils vendent de tout, des navires et des hélicoptères à la technologie de surveillance et d’identification (biométrique), dans un marché de la sécurité frontalière en pleine croissance. Airbus, Thales, Leonardo et Indra sont à nouveau des acteurs importants dans ce domaine.

Pendant ce temps, l’UE ferme les yeux à la fois sur son propre rôle dans les raisons pour lesquelles les gens sont contraints de fuir et sur les conséquences horribles de ses politiques. Les politiques commerciales internationales de l’UE se résument à l’exploitation de l’hémisphère sud et l’UE coopère de plus en plus avec, et donc légitime et renforce, les régimes bafouant les droits de l’homme dans les pays tiers, en particulier en matière de lutte contre les migrations. Des politiques environnementales faibles ne parviennent pas à enrayer le changement climatique, qui sera une cause de plus en plus importante de nouvelles crises obligeant les gens à quitter leur foyer. Les opérations militaires de l’UE et de l’OTAN en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie ont contribué au chaos et à la violence au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Comme cela a été fait en autorisant l’exportation d’armes, pour plus de 80 milliards d’euros depuis les pays de l’UE au cours de la seule dernière décennie, vers cette région, où elles alimentent les violations des droits de l’homme, les conflits internes (Irak, Libye) et les guerres (Syrie, Yémen).

Le renforcement et la militarisation de la sécurité aux frontières ont conduit à des attaques contre des réfugiés, par exemple par des gardes-frontières hongrois, bulgares, grecs et espagnols. Elle oblige également les réfugiés à rechercher d’autres routes migratoires, souvent plus dangereuses. Après l’accord avec la Turquie et la quasi-fermeture subséquente de la route migratoire dite des Balkans occidentaux, de nombreux réfugiés ont divergé vers la Libye pour tenter de se rendre en Italie. Une route connue plus dangereuse, cela a conduit à des taux de mortalité beaucoup plus élevés de personnes décédées en Méditerranée. Les politiques de l’UE mettent les réfugiés en danger d’expulsion vers des pays dangereux, de détention (prolongée) en Europe ou dans des pays tiers, par exemple dans l’enfer de la Libye, et compromettent le développement économique et social des pays tiers, en particulier en Afrique. Et en décrivant les réfugiés comme des menaces pour la sécurité, l’UE alimente la montée du nationalisme, du racisme, de la xénophobie et de l’islamophobie en Europe. Les politiciens d’extrême droite surfent sur les vagues anti-immigration suscitées par les politiques et le langage officiels de l’UE et de tous ses États membres.

Abolissons FRONTEX

Frontex

Frontex est l’agence des frontières de l’Union européenne et est un acteur clé dans l’application du régime des frontières de l’UE. Il est responsable des violations systémiques des droits humains par le biais de ses opérations ; participation à des expulsions; coopération avec les pays tiers et rôle dans le renforcement des frontières de l’UE.

Pour la délocalisation des contrôles, renforcée par la possibilité de constituer un corps d’« officiers de liaison » appelés à intervenir hors UE, Frontex s’appuie pour une large part sur la collaboration des pays tiers desquels s’effectuent les départs. L’inscription de la « lutte contre l’immigration clandestine » au cœur de la politique de coopération entre l’Europe et ses voisins fait depuis longtemps déjà partie du programme de l’UE. Cet aspect a été rappelé dans le Pacte européen pour l’asile et l’immigration de 2008, qui soulignait que « la migration doit devenir une composante importante des relations extérieures des États membres et de l’Union, ce qui suppose de prendre en compte, dans les relations avec chaque pays tiers, la qualité du dialogue existant avec lui sur les questions migratoires ». Frontex dispose en outre de la capacité de négocier ses propres accords opérationnels avec les autorités de pays tiers. Elle a déjà conclut des partenariats techniques avec les polices d’Ukraine, de Moldavie, de Géorgie, d’Albanie, ou encore de Turquie, de Libye et de Mauritanie afin d’y faciliter la gestion commune des flux migratoires. Sur la base de ces « accords de travail », des fonctionnaires de ces pays sont associés aux opérations conjointes et Frontex a les coudées franches pour exercer ses activités hors du territoire européen.

Aux critiques des conséquences de certaines alliances, dangereuses pour le respect des droits humains, le directeur de Frontex oppose le caractère strictement technique de ce partenariat établi non avec un pays tiers ou un gouvernement, mais avec « les autorités de contrôles des frontières de ce pays ». Une façon d’écarter tout contrôle démocratique ou juridictionnel sur les négociations qu’elle mène dans une opacité totale. (sic)

Airbus

Airbus est une entreprise aérospatiale et militaire trans-européenne. Il s’agit d’une fusion d’entreprises allemandes, françaises et espagnoles, et la plupart de la production a encore lieu dans ces pays, tandis que leurs gouvernements détiennent ensemble plus d’un quart des actions. Pour des raisons fiscales, le siège est toutefois à Leyde (Pays-Bas). Airbus est le deuxième producteur d’armes d’Europe et le septième au monde (2016). Ses principaux produits militaires sont des hélicoptères, des avions de chasse et des missiles. Airbus est également impliqué dans la production et la maintenance d’armes nucléaires.

L’entreprise vend des armes dans le monde entier, y compris à des pays en conflit, à des régimes autoritaires et à des violateurs des droits humains. C’est également un acteur majeur sur le marché de la sécurité aux frontières. Elle a vendu des hélicoptères pour la sécurité des frontières à la Biélorussie, la Bulgarie, la Finlande, l’Allemagne, la Lituanie, la Roumanie et la Slovénie. Les achats de la Finlande et de la Roumanie ont été financés par l’UE. La division de sécurité aux frontières d’Airbus, désormais une société distincte appelée Hensoldt, a vendu des systèmes de sécurité aux frontières à la Roumanie (toujours avec un financement de l’UE), à la France, à l’Espagne et à la Bulgarie. En collaboration avec l’industrie aérospatiale israélienne (IAI), Airbus a développé le drone Harfang (drone), qu’il promeut pour les travaux de sécurité aux frontières.

Airbus est membre des deux plus importantes organisations de lobbying de l’industrie militaire et de la sécurité dans l’UE : l’Organisation européenne pour la sécurité (EOS) et l’Association des industries aérospatiales et de défense d’Europe (ASD). La société elle-même compte douze lobbyistes en poste à Bruxelles et a rencontré la Commission européenne au moins 119 fois depuis novembre 2014.

Thales

Thales est une entreprise française d’armement et de technologie. C’est le quatrième producteur d’armes d’Europe et le dixième au monde (2016). La société d’armement néerlandaise Hollandse Signaalapparaten (HSA) fait partie de Thales depuis 1990 et s’appelle désormais Thales Pays-Bas. Son principal site de production se trouve à Hengelo (Overijssel), tandis qu’il possède également des succursales à Delft, Den Haag, Eindhoven et Huizen. Les produits comprennent le radar, les systèmes de conduite de tir, la cybersécurité et la biométrie. Le groupe Thales produit en général une large gamme d’armes, notamment des drones, des armes légères et des véhicules blindés. Elle est également impliquée dans la production et la maintenance d’armes nucléaires.

L’entreprise vend des armes dans le monde entier, y compris à des pays en conflit, à des régimes autoritaires et à des violateurs des droits humains. C’est également un acteur majeur sur le marché de la sécurité et du contrôle des frontières. Elle a livré un système de sécurité frontalière à la Lettonie, vendu des unités thermiques mobiles et des systèmes de sécurité frontalière à l’Espagne et son équipement radar est utilisé sur de nombreux navires à travers le monde, y compris ceux qui sont utilisés pour les patrouilles frontalières. En collaboration avec la société espagnole Aerovisión, elle a développé le drone Fulmar (drone), qui a déjà été présenté à l’agence de sécurité des frontières de l’UE Frontex.

Thales est également très actif dans la gestion électronique des identités, il a vendu des systèmes pour cela à l’Ouzbékistan, la France, le Maroc, le Kenya, le Royaume-Uni et sept autres pays non identifiés en Afrique. Au cours de l’année 2018, Thales rachètera Gemalto, une société néerlandaise de sécurité numérique et de biométrie. Les clients des passeports et cartes d’identité biométriques de Gemalto sont l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Liban, la Moldavie, le Nigeria et la Turquie.

Comme Airbus, Thales est membre des groupes de pression EOS et ASD. La société elle-même compte six lobbyistes en poste à Bruxelles et a rencontré la Commission européenne au moins 18 fois depuis novembre 2014.

ABOLISHFRONTEX

Les politiques frontalières de l’UE sont intrinsèquement racistes et renforcent les structures de pouvoir coloniales et capitalistes. Il est temps d’abolir Frontex et le système qu’il représente !

Abolish Frontex